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Guinée : une responsable de l’opposition enlevée à Conakry, l’UFDG met en cause le régime

Actus. Néné Oussou Diallo, une responsable de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a été enlevée, vendredi 09 janvier, à son domicile de Conakry, selon son parti. L’opposition dénonce une « disparition forcée » et tient la junte au pouvoir pour responsable, dans un climat de répression politique accru depuis le coup d’État de 2021.

Guinée : une responsable de l’opposition enlevée à Conakry, l’UFDG met en cause le régime
Néné Oussou Diallo, membre de l'UFDG - UFDG

Un enlèvement au mode opératoire inquiétant 

Néné Oussou Diallo, membre du Bureau exécutif national de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a été enlevée vendredi 9 janvier aux environs de 9 heures du matin à son domicile de Conakry, a indiqué son parti dans un communiqué publié samedi. Selon l’UFDG, l’opération a été menée par « des agents en uniforme, encagoulés, venus à bord de pick-up non immatriculés ». En raison de ce mode opératoire, le parti estime que sa responsable est victime d’une « disparition forcée ».

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Cellou Dalein Diallo dénonce et alerte 

Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, actuellement en exil, a « condamné énergiquement » l’enlèvement de sa collaboratrice. Dans un message publié sur sa page Facebook, il affirme que, « vingt-quatre heures après, toutes les démarches menées par la famille et le Parti pour localiser Mme Diallo sont restées infructueuses ». L’opposant affirme tenir le régime « responsable de tout ce qui arriverait » à Néné Oussou Diallo et appelle à sa libération immédiate.

Une répression dénoncée depuis le coup d’État de 2021 

Depuis la prise de pouvoir des militaires en septembre 2021, les libertés publiques ont été fortement restreintes en Guinée. Les enlèvements et disparitions forcées de figures de l’opposition et de la société civile se sont multipliés, selon plusieurs partis et organisations de défense des droits humains. Les autorités guinéennes ont toutefois toujours nié toute implication, affirmant ne pas avoir connaissance des cas de disparitions forcées signalés dans le pays. Pour l’UFDG, « ces disparitions forcées constituent une pratique courante utilisée par la junte pour faire taire définitivement les voix dissonantes et entretenir un climat de peur et de terreur, indispensable à la confiscation du pouvoir politique »
  
 

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