Le gouvernement soudanais a annoncé dimanche 11 janvier son retour à Khartoum, dont il avait été contraint de partir en 2023 après le déclenchement de la guerre. « Le gouvernement de l’espoir revient dans la capitale nationale », a déclaré le Premier ministre Kamel Idris devant la presse, promettant une amélioration rapide des services publics.
Au début du conflit, déclenché en avril 2023 entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), plus de 3,7 millions de personnes avaient fui la capitale, tombée aux mains des FSR. Les autorités s’étaient alors repliées à Port-Soudan, devenue capitale provisoire.
Une capitale reprise, mais profondément meurtrie
Reprise par l’armée en mars 2024, Khartoum enregistre progressivement le retour de ses habitants. Plus d’un million de personnes y sont revenues, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Mais après plus de 1 000 jours de guerre, la ville reste exsangue.
Hôpitaux, aéroports et centrales électriques ont été gravement endommagés. L’ONU estime à près de 350 millions de dollars le coût nécessaire à la réhabilitation des infrastructures essentielles.
Une reconstruction sous la menace sécuritaire
Les autorités ont engagé la reconstruction de certains quartiers, malgré des frappes de drones attribuées aux FSR. Ces paramilitaires concentrent désormais leurs offensives dans l’ouest et le sud du pays, notamment au Darfour et au Kordofan, régions stratégiques et pétrolifères.
Le conflit a déjà causé des dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 11 millions de personnes, faisant du Soudan l’une des plus graves crises humanitaires actuelles.
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