Le Dry January, ou janvier sans alcool est un challenge auquel des milliers de personnes prennent part chaque année. L’objectif : réduire sa consommation d’alcool pour certains, marquer le début de la sobriété totale pour d’autres.
Rares et peu populaires il y a quelques années, les boissons sans alcool gagnent du terrain depuis et deviennent tendance. L'histoire de Déjà Bu ?, bar et cave sans alcool situé dans le 11e arrondissement de Paris et créé par Sarah Missaoui, ancienne journaliste, a débuté il y a trois ans. "Je découvre par hasard les boissons sans alcool chez des amis grâce à un gin tonic. Tout suite ça éveille ma curiosité, et quand on est journaliste, on a tendance à enquêter sur tout ce qui nous plaît", raconte-t-elle. À la suite de cette découverte, elle entame une enquête journalistique sur les boissons sans alcool et sur leur rareté dans le commerce. "Au final, ça me passionne tellement que je me dis qu’il faut que j’ouvre un lieu dédié aux boissons sans alcool", ajoute-t-elle.
©Déjà Bu, Sarah Missaoui
Un lieu de partage, d’achat et d’apprentissage
Déjà Bu ? propose également des ateliers découverte de boissons sans alcool. "Quand je plonge dans le sans alcool, je me rends compte qu’il y a énormément de boissons et qu’on y connaît rien. (…) On parle de vins non-alcoolisés, de spiritueux sans alcool, de cidres, de bières sans alcool...", explique Sarah Missaoui. Cette volonté d’expliquer l’envers du monde de la boisson non-alcoolisée (la fabrication, les composants, la commercialisation) a poussé la jeune femme a inclure l’aspect pédagogique à son projet. "On organise des ateliers, des animations, des dégustations. On va aussi en entreprise pour expliquer ce qu’est le sans alcool aujourd’hui, que ce n’est pas punitif, que ce n’est pas une option pour les enfants", indique la fondatrice de l’établissement.

©Déjà Bu, Sarah Missaoui
Une cave de produits majoritairement locaux
Dans la sélection de boissons de l’établissement, une majorité vient de France. "L’essentiel des boissons qu’on propose chez Déjà Bu ?, c’est à dire 95 % d’entre elles, sont françaises. J’ai vraiment à cœur de présenter ce qu’on fait en France", explique Sarah Missaoui. Seuls les produits difficilement trouvables sur le territoires sont importés. "Par exemple, le limoncello, je n'en ai pas trouvé France donc je me suis tournée vers l’Italie. (…) On a quelques produits italiens, allemands, et belges", développe-t-elle. La cave de produits est variée, et propose "deux expériences", comme l’explique Sarah Missaoui. Une première avec des boissons 0.0% qui rappellent leurs équivalents alcoolisés (vins, cidres, bières etc.). Une deuxième qui présente des boissons inédites : "C’est une expérience que j’apprécie particulièrement parce que je ne suis pas tant dans vouloir imiter le vin. Je suis plus dans l’optique de boire des bonnes boissons qui ont un goût totalement différent".

©Déjà Bu, Sarah Missaoui
Une porte vers la culture du verre en laissant l’alcool de côté
Déjà Bu ? attire les curieux. Majoritairement des clients dans la trentaine, que Sarah Missaoui définit d’"épicuriens". "Il y a ceux qui n’ont jamais bu d’alcool mais qui se demandent quel goût ça a (…) et qui aiment se faire plaisir en buvant des bonnes choses. Après il y a tous ceux qui consomment de l’alcool mais qui veulent en boire moins (…) Aujourd’hui, il y a vraiment une volonté de modération, de boire moins mais mieux", décrit-elle.
En France, la culture de l’alcool est présente. Il est commun de se réunir autour d’un verre et l’alcool est très souvent présent à la table. L’initiative Déjà Bu ? permet également de rassembler un public varié autour de la culture de la bouteille. "J’ai plein de personnes dans mon entourage qui ne consomment pas d’alcool pour des convictions religieuses par exemple. (…) Ils n’ont jamais eu cette expérience d’entrer dans un lieu dédié à la boisson où on va leur donner des conseils sur des bouteilles. Donc ici, ils vivent un peu leur première expérience de caviste et je trouve ça génial", exprime Sarah Missaoui. Les consommateurs d’alcool sont eux "aussi contents de pouvoir venir ici découvrir de nouvelles choses et faire des découvrir à leurs proches de nouvelles choses", affirme la fondatrice.

©Déjà Bu, Sarah Missaoui
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