Burkina: libération d'un otage polonais

AFRICA RADIO

29 juin 2022 à 19h21 par AFP

Un ressortissant polonais dont l'enlèvement en avril dans l'est du Burkina Faso par des jihadistes présumés n'avait pas été rendu public, a été libéré par l'armée, a annoncé mercredi la ministre burkinabè de la Communication Valérie Kaboré, sans préciser les conditions de sa libération.

"Le ministère de la Défense a pu libérer un otage d'origine polonaise qui a été enlevé sur l'axe Matiakoali-Kantchari (est), le 27 avril 2022 (...) alors qu'il était en partance au Niger", a déclaré Mme Kaboré, à l'issue du conseil des ministres. Ce Polonais, Bednarski Rafal Kamil, a été libéré le 24 juin et transféré à Ouagadougou mardi où il a a été remis "officiellement aux autorités polonaises qui ont envoyé une délégation" au Burkina Faso, a-t-elle précisé. L'enlèvement de ce ressortissant polonais n'avait pas été communiqué par les autorités burkinabè jusqu'à sa libération dont les conditions restent floues. De nombreuses prises d'otages étrangers ont eu lieu ces dernières années au Burkina Faso, confronté depuis 2015 à des attaques jihadistes qui ont fait des milliers de morts et 1,9 million de déplacés. En décembre 2018, un couple italo-canadien avait disparu sur la route entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. Ils avaient été libérés au Mali voisin, après plus d'un an de captivité. Auparavant, un couple d'Australiens, Kenneth Elliot et son épouse Jocelyn, avait été enlevé à Djibo (nord) le 15 janvier 2016, un rapt revendiqué par le groupe jihadiste Ansar Dine. Jocelyn Elliott a été libérée le mois suivant, mais on reste sans nouvelles de son mari. Iulian Ghergut, officier de sécurité roumain dans une mine de manganèse du nord Burkina Faso, près des frontières du Mali et du Niger, avait lui été enlevé le 4 avril 2015 par des hommes armés. Son enlèvement avait été revendiqué par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune qui s'était peu après rallié au groupe jihadiste d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui n'a depuis plus parlé de lui.