Cameroun: 51 candidatures enregistrées pour la présidentielle

Par La rédaction

YAOUNDE (AFP) - (AFP)

Cinquante et une candidatures ont été enregistrées pour la présidentielle du 9 octobre au Cameroun par la commission électorale à la clôture du dépôt des dossiers et doivent encore être validées d'ici deux semaines, a rapporté lundi la radio d'Etat.

"Cinquante et une candidature enregistrées" pour la présidentielle du 9 octobre, a rapporté la Cameroon Radio-Television (Crtv), soulignant que le délai pour le dépôt des dossiers avait expiré à "minuit" dans la nuit de dimanche à lundi.

Ce délai avait été fixé au dimanche 4 septembre à 15H30 (locales, 14H30 GMT) avant d'être prolongé jusqu'à OOHOO (23H00 GMT) par Elections Cameroon (Elecam), la structure en charge de l'organisation et la supervision des élections.

Elecam qui a réceptionné les dossiers dispose à présent de deux semaines au plus, pour publier la liste des candidats retenus, selon la CRTV.

Sans surprise, la candidature du président Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, a été déposée dimanche par une délégation de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).

Samedi, le leader charismatique de l'opposition John Fru Ndi avait déjà fait acte de candidature, peu de temps après son investiture par le principal parti d'opposition, le Social democratic front (SDF).

D'autres noms bien connus de la scène politique locale figurent aussi sur la liste des postulants.

Il s'agit notamment du député Jean-Jacques Ekindi du Mouvement progressiste (MP), d'Adamou Ndam Njoya de l'Union démocratique du Cameroun (UDC), de l'avocat Bernard Muna, ex-responsable au SDF et président de l'Alliance des forces progressistes (AFP), et d'Anicet Ekane qui a été investi par le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), un parti d'opposition connu pour ses actions de rue notamment à Douala (sud, capitale économique).

M. Biya est le deuxième président du Cameroun depuis son accession à l'indépendance en 1960.Depuis plusieurs mois, des voix se sont élevées pour lui demander de passer la main tandis que ses partisans l'invitaient à briguer un nouveau mandat.

L'opposition fait le reproche à M. Biya d'avoir verrouillé le système électoral à son avantage.