Côte d'Ivoire: Claude Guéant rencontre Gbagbo à Yamoussoukro

2 octobre 2010 à 20h46 par La rédaction

YAMOUSSOUKRO (AFP)

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, bras droit du président français Nicolas Sarkozy, a rencontré samedi soir à Yamoussoukro le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, un mois avant le scrutin présidentiel fixé au 31 octobre, a constaté l'AFP.

Arrivé en début de soirée, M. Guéant a été reçu en audience par M. Gbagbo au palais présidentiel de la capitale politique.Les deux hommes se sont entretenus environ une heure.Avant un dîner, ils se sont serré chaleureusement la main devant les photographes, sans faire de déclaration.

Le collaborateur de M. Sarkozy doit rencontrer dimanche à Abidjan le Premier ministre et chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro, et les opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, avant de quitter le pays à la mi-journée.

M. Guéant avait déjà envisagé de se rendre en Côte d'Ivoire au printemps mais son déplacement avait été suspendu en raison des retards pris par la publication de la liste des électeurs appelés à participer à la présidentielle, sans cesse reportée depuis 2005.

Après de multiples tensions et polémiques, cette liste de 5,7 millions d'inscrits a été enfin adoptée début septembre.

Les nombreux reports du scrutin ont tendu les relations entre Paris et Abidjan.Nicolas Sarkozy lui-même s'en est publiquement agacé à plusieurs reprises.

Laurent Gbagbo avait de son côté expliqué en mai qu'il ne se rendrait pas en France avant que Paris et Abidjan n'aient discuté de leur "différend fondamental" lié au putsch manqué de 2002 contre son régime, qui a coupé le pays en un nord FN et un sud loyaliste.En août, il a plaidé pour "des relations solides et vraies" avec la France.

Selon une source proche du dossier, le juge français Patrick Ramaël est attendu ce week-end à Abidjan, au moment même de la visite de M. Guéant, dans le cadre de ses enquêtes sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en 2004 et l'enlèvement six mois plus tard d'un avocat français.