Est de RDC: 6 soldats tués par la population, 50 otages exécutés par des combattants ADF (Armée)

Par AFP

AFRICA RADIO

L'armée congolaise a dressé vendredi le bilan d'"une effervescence inhabituelle" enregistrée "fin décembre-début janvier" sur différents fronts de l'est de la République démocratique du Congo : "six militaires tués par la population" et "50 otages exécutés par des combattants du groupe Forces démocratiques alliées (ADF).

"Dix militaires des FARDC (Forces armées de la RDC) avaient été lynchés par la population (...) A ce jour, six autres militaires ont été tués par la population, continuellement poussée à poser des actes répréhensibles par des hommes politiques", a déclaré le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC).Le 5 janvier, l'armée a lancé une offensive pour déloger des ADF de la localité de Loselose qu'ils avaient occupée pendant trois jours. "Dans leur débandade, ces ADF ont exécuté 50 otages", a déploré le général Kasonga dans un point de presse.Le 31 décembre, au moins 25 civils ont été tués par des combattants ADF d'origine ougandaise dans le village Tingwe dans le secteur de Rwenzori (Beni-territoire), selon des sources locales. Le porte-parole de l'armée n'a pas évoqué cet incident dans son point de presse, confirmé par des sources locales.Cet incident a été confirmé à l'AFP par des sources de la mission de l'ONU en RDC (Monusco), faisant état de "17 personnes tuées".Encore le 5 janvier, dans le territoire d'Irumu dans la province déstabilisée de l'Ituri (nord-est), des militaires congolais ont pu "neutraliser six ADF", indiquant que "228" miliciens locaux de l'Ituri ont été "capturés" et "110 hors-la-loi transférés" au parquet militaire pendant la période.Pendant la période, les FARDC ont enregistré "la perte de sept militaires membres d'équipages et mécaniciens de deux hélicoptères qui ont connu un crash respectivement le 28 et le 30 décembre dans le nord-est du pays".Depuis près de trois décennies, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont toujours actifs dans l'est congolais où ils commettent des massacres et des exactions au quotidien contre les populations civiles.L'armée a engagé des opérations d'envergure depuis le 30 octobre 2019 contre tous les groupes armés de l'est, sans mettre fin aux massacres.