Gabon: 2nd tour des législatives, ouverture des bureaux

Par AFP

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Le Gabon vote samedi pour le 2nd tour des élections législatives dans 59 des 143 circonscriptions du pays, la majorité des sièges ayant été remportée par le parti au pouvoir dès le premier tour, début octobre.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 locales (07H00 GMT) à Libreville, sous un ciel immaculé, a constaté l'AFP.Ces législatives sont le premier scrutin d'importance au Gabon depuis la présidentielle de 2016, remportée par Ali Bongo Ondimba mais marquée par la violence et la contestation.Ces législatives ont été reportées plusieurs fois.L'opposition entendait faire de ces élections un plébiscite contre le pouvoir en place et placer ses pions au Parlement mais les résultats du 1er tour ont brisé ses espoirs: sur 83 sièges attribués, 74 ont été remportés par le Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir.Les trois partis de l'opposition, qui se présentaient en ordre dispersé, n'ont glané que quatre sièges. Les postes restants gagnés au premier tour l'ont été par des candidats indépendants (2) ou divers petits partis locaux ou affiliés au PDG (3).L'élection a été reportée dans la circonscription du canton Ellelem, dans la province du Woleu-Ntem, dans le nord du pays, par le Centre gabonais des élections (CGE), chargé d'organiser le scrutin.L'issue du scrutin apparaît incertaine dans plusieurs des 59 circonscriptions en jeu samedi.Le principal duel aura lieu dans le 4e arrondissement de Libreville, où s'affrontent le candidat de la majorité, Severin Pierre Ndong Ekomi, et le leader d'un des principaux partis d'opposition, Alexandre Barro-Chambrier.Ce dernier, président du parti Rassemblement Héritage et Modernité (RHM), est arrivé en tête du premier tour avec 40,19% des suffrages, contre 38,78% pour le candidat du PDG.S'il est élu, il serait le seul ténor de l'opposition à avoir réussi à gagner sa place à l'Assemblée nationale.Après le premier tour, M. Chambrier --avec Zacharie Myboto, leader d'un autre parti d'opposition, l'Union Nationale-- avait devant la presse accusé le parti au pouvoir de "fraudes".Cette conférence de presse commune n'avait pas été à l'image de l'opposition avant la campagne, apparue très divisée: son ancien leader Jean Ping, candidat à la présidentielle de 2016, a tardivement décidé de boycotter le scrutin. Il s'estime toujours président élu du Gabon.