Guinée équatoriale: des observateurs internationaux pour le dialogue politique

16 juin 2018 à 15h33 par AFP

AFRICA RADIO

La Guinée équatoriale, qui a annoncé lundi la tenue d'un dialogue politique et où le principal parti d'opposition a été dissous, a fait savoir samedi que des observateurs internationaux seraient invités à ce dialogue prévu en juillet.

Malabo "invite au dialogue politique national les personnalités étrangères ayant un prestige et une reconnaissance pour leur contribution à la paix" ainsi que "les organisations et organismes internationaux, régionaux et sous-régionaux, missions diplomatiques (...), ONG recommandées par le ministère de l'Intérieur et des Affaires étrangères oeuvrant pour la démocratie et les droits de l'homme", selon un arrêté lu à la radio d'Etat.Les différentes organisations invitées ne pourront intervenir durant le dialogue et devront signer une charte de respect de cette condition.C'est la première fois que des observateurs internationaux sont invités à un dialogue politique en Guinée équatoriale, le sixième depuis l'arrivée au pouvoir de Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979.Mercredi, les deux partis d'opposition avaient posé comme conditions à leur présence à cette table ronde que la société civile et la communauté internationale soient conviées.Ils avaient notamment réclamé la présence de l'ONU, de l'Union africaine, de l'Espagne, ancien colonisateur du pays, et de la France, qui entretient des relations tendues avec Malabo depuis que Teodorin Obiang, vice-président, a été condamné à Paris en octobre pour avoir mené un train de vie somptueux avec des fonds publics.Lundi, le président Teodoro Obiang Nguema avait annoncé la convocation d'un dialogue politique en juillet "pour préserver la paix et le développement que le pays connait actuellement".Objectifs annoncés par les autorités: inciter "tous les Equato-Guinéens dispersés dans la diaspora pour des raisons politiques" de rentrer au pays, et légaliser certains partis d'opposition, comme cela avait été le cas lors du dernier dialogue, en 2014.Principal parti d'opposition aux dernier scrutin, le parti Citoyens pour l'innovation (CI) a été dissous fin février, et une vingtaine de ses militants écroués. Il réclame l'annulation de sa dissolution.En 2014, cinq partis politiques avaient été légalisés à l'issue du dernier dialogue, dont CI. Le principal parti d'opposition de l'époque, Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), avait boycotté ce forum.