JDA du Mardi 20 Décembre 2011

Par La rédaction

INTERVENANTS :Philippe PERDRIX, journaliste, rédacteur en chef adjoint de « Jeune Afrique »Seidik ABBA, journaliste, correspondant de la �??'Panapress'', Agence panafricaine d'informations, en mission à TunisActu : RDC : prestation de serment de Joseph KABILA, président élu, ce mardi 20 décembre 2011 ; Etienne TSHISEKEDI, président autoproclamé se propose de prêter serment le vendredi 23 décembre dans un stade de Kinshasa : sommes-nous en présence d'une marmite prête à éclater ? Tshisekedi a-t-il réellement les moyens d'investir le Stade des Martyrs ce vendredi, pour sa prestation de serment ?Peut-on croire que le gouvernement KABILA le laissera faire ? La population suivra-t-elle les appels du pied de TSHISEKEDI ?Aujourd'hui KINSHASA et les autres grandes villes du pays sont quadrillées par des chars de combat et des policiers et gendarmes armés jusqu'aux dents. Souci de protéger la population contre elle-même ou frilosité du pouvoir devant une situation incontrôlable et incontrôlée ?Quelle est la position de l'Eglise catholique, grande pourvoyeuse de cadres du pays et instance qui compte dans ce pays chrétien à 80 % ?TUNISIE : Des milliers de Tunisiens dont le président Moncef Marzouki, se sont rassemblés samedi pour commémorer le premier anniversaire du soulèvement populaire déclenché le 17 décembre à Sidi Bouzid et couronné le 14 janvier par la chute du régime de Ben Ali.Venus de plusieurs villes du pays, des Tunisiens se sont rassemblés dès l'aube, pour participer à cet anniversaire avec les habitants de Sidi Bouzid.C'est l'occasion de reparler de cet homme issu d'une cuvée rare en Afrique, un incorruptible, un vrai opposant, qui n'a jamais varié d'un iota de ses positions, le voilà devenu le 4e président de la République.Que peut-on dire de lui, d'emblée ?_ -Mais que sont devenus tous les « héros ordinaires » du Printemps arabe ? Les jeunes, les bloggeurs, les familles de nombreux martyrs �?? au moins 300 morts �?? qui se considèrent aujourd'hui comme les exclus de cette révolution ?_ -Le Président Moncef MARZOUKI peut-il apporter la réponse que tout un peuple attend de cette révolution ? A-t-il la maîtrise du pouvoir, lui qui a accepté de le partager avec d'autres mouvances islamiques aux visées divergentes ?_ -Dans entretien à un organe de presse français, Moncef MARZOUKI affirme : « les Français sont ceux qui comprennent le moins le monde arabe » ou encore : "J'ai très peu apprécié des considérations culturalistes, pour ne pas dire racistes, formulées à Paris par certains, dont l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine qui se demande si l'Occident doit exporter sa démocratie. Comme si la démocratie était propre aux pays occidentaux", fustige M. Marzouki dans un entretien au Journal du Dimanche._ "L'esprit colonial, c'est terminé. La Révolution de janvier 2011 nous a donné la démocratie, la République et finalement l'indépendance", ajoute-t-il.Le gouvernement du Premier Ministre Hamadi JEBALI qui aurait dû être présenté ce jour ne le sera plus. La coalition à la tête du pays connaîtrait-il déjà des fissures ?_ -Les Islamistes, grands vainqueurs de dernières législatives, malgré les assurances de ne pas appliquer aveuglément la Charia, sont en train d'infiltrer les domaines de la vie quotidienne : certaines universités tenteraient d'introduire le voile, interdiction du port du maillot de bain sur les plages tunisiennes�?�N'est-ce pas là des signaux significatifs ?_ -Le tourisme est le cheval de bataille de l'économie tunisienne : avec ces tentatives d'Islamistes pour une rigueur, ne sommes-nous pas en voie d'affaiblir l'économie nationale ? Le chômage très élevé depuis une année, n'en prendrait-il pas un coup mortel ?_ -Le président Moncef MARZOUKI a promis de démissionner si au bout de six mois « les contestataires » de tout bord estimaient qu'il leur a menti ou les a trompés. Révolution véritable de palais ?_ -Les Tunisiens, malgré ces quelques zones d'ombres, peuvent-ils réellement fiers de leur « révolution » ?_ -A force de rechercher la liberté totale, ne faut-il pas craindre la vérité de cet adage : « Trop de liberté conduit au chaos, et le chaos ramène à la dictature » ?_ -La Tunisie aujourd'hui a-t-elle besoin d'un « fédérateur » à sa tête (régime présidentiel) avec des contre-pouvoirs bien établis et respectés ou d'un régime parlementaire dans lequel le Premier ministre serait responsable devant l'Assemblée nationale ? Dans quel sens vont les prévisions constitutionnelles ?