Mali: huit soldats mauritaniens tués lors de combats contre Aqmi

20 septembre 2010 à 18h46 par La rédaction

NOUAKCHOTT (AFP)

Deux soldats mauritaniens ont succombé à leur blessures, portant à huit le nombre de militaires tués au Mali durant l'offensive lancée par la Mauritanie contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a appris lundi l'AFP de source militaire à Nouakchott.

"Deux militaires blessés grièvement et évacués vers nos hôpitaux ont succombé à leurs blessures", a déclaré cette source.

Le bilan officiel mauritanien publié samedi faisait état de six morts dans les rangs de l'armée et de douze morts dans ceux d'Aqmi.

Six hommes suspectés d'être liés à Aqmi ont également été "faits prisonniers", a affirmé lundi une source sécuritaire à Nouakchott.

La Mauritanie avait entamé vendredi une opération militaire contre Aqmi dans la région de Tombouctou, proche de la frontière mauritanienne.

De violents combats ont opposé les soldats mauritaniens à des unités de l'organisation vendredi et samedi.Dimanche, un avion mauritanien a bombardé une colonne de véhicules qui, selon l'armée, transportaient des "terroristes".

Mais des témoins au Mali ont affirmé que des civils avaient été tués (deux femmes) et blessés (quatre hommes) dans ce raid aérien, ce qu'a catégoriquement démenti Nouakchott.Une source militaire mauritanienne a évoqué la mort d'une femme présentée comme "l'épouse d'un terroriste".

Des témoins ayant contacté lundi l'AFP à Nouakchott depuis la région de Tombouctou ont par ailleurs affirmé qu'un des chefs militaires d'Aqmi, connu sous le nom de "Nouh", avait disparu lors des bombardements de dimanche.

Ils ont affirmé avoir vu des membres d'Aqmi effectuer des "recherches infructueuses" pour le retrouver.

Sidi Ould Mohamed, commerçant à Tombouctou, a en outre affirmé à l'AFP que "l'infirmier chargé de soigner les éléments d'Aqmi a également été grièvement blessé dans les bombardements".

"Il est actuellement soigné à Tombouctou, ses deux jambes ont été coupées", a-t-il dit ajoutant, qu'il est "dans un état grave".