Au moins 30 personnes ont été tuées samedi 3 janvier à Kasuwan Daji, dans le district de Kabe, à l’ouest du Nigeria. Des hommes armés, qualifiés de « bandits » par les autorités, ont envahi le village, incendié le marché et pillé des commerces à la recherche de nourriture, selon la police de l’État du Niger.
Le porte-parole de la police, Wasiu Abiodun, confirme que plusieurs habitants ont également été enlevés lors de cette attaque coordonnée. Des images authentifiées montrent certaines victimes exécutées, les mains liées dans le dos.
Un bilan contesté, une population terrorisée
L’Église catholique locale avance un bilan plus lourd : plus de 40 morts. Le diocèse de Kontagora dénonce une attaque menée « pendant des heures, sans aucune présence sécuritaire ». Les victimes étaient commerçants, fermiers, parents et écoliers, chrétiens comme musulmans.
Cette violence survient à moins de 20 kilomètres du pensionnat catholique Saint Mary, cible en novembre dernier d’un enlèvement massif de plus de 250 élèves et membres du personnel.
Tinubu promet une riposte ferme
Le président nigérian Bola Tinubu a ordonné aux forces de sécurité de traquer les responsables « au plus vite ». Abuja évoque la possible implication de groupes armés ayant fui des frappes américaines menées à Noël contre des jihadistes liés à l’État islamique.
Le Nigeria reste confronté à une crise sécuritaire multiple : banditisme armé à l’ouest et au nord-ouest, insurrection jihadiste au nord-est et violences communautaires persistantes, mettant à rude épreuve l’État le plus peuplé d’Afrique.
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