Maroc: sept morts après un match de football au Sahara occidental

Par La rédaction

RABAT (AFP) - (AFP)

Sept personnes, dont deux policiers, ont été tuées dans des violences survenues dimanche après un match de football à Dakhla, principale ville du sud du Sahara occidental, a indiqué mardi l'agence officielle de presse MAP.

Le bilan précédent avait fait état de deux morts.

Après le match, des violences ont éclaté entre des supporters, faisant "sept morts, dont deux éléments des forces de l'ordre, ainsi qu'une vingtaine de blessés", selon la province de Dakhla, citée par l'agence marocaine.

Un témoin sur place a par ailleurs indiqué à l'AFP que les incidents se sont déclenchés après "qu'un groupe de supporters ait agressé un Sahraoui" et que la situation a "dégénéré rapidement".Les affrontements se sont poursuivis toute la nuit de lundi à mardi, poursuit ce témoin qui a requis l'anonymat.

Le ministre de l'Intérieur marocain Taïeb Cherkaoui s'est déplacé lundi soir à Dakhla et a ordonné l'ouverture d'une enquête judiciaire pour déterminer les responsabilités.

"Juste après le match et au moment où les spectateurs quittaient le stade, un échange de jets de pierre a eu lieu entre des jeunes", selon la même source.

Contacté par l'AFP, un journaliste dans la région a indiqué que les incidents "ont dégénéré en affrontement de rues entre des supporters auxquels se sont ajoutés des activistes saharaouis", partisans de l'indépendance du Sahara occidental.

"Huit véhicules et des établissements commerciaux ont été par ailleurs incendiés.La situation sécuritaire dans la ville est sous contrôle et l'enquête de la police judiciaire est en cours pour arrêter les personnes impliquées dans ces actes en vue de les déférer devant la justice, ajoute le communiqué de la province.

Le Sahara occidental est une ancienne colonie espagnole annexée en 1975 par le Maroc.

Rabat propose une large autonomie du Sahara occidental avec un gouvernement et un parlement locaux, sous sa souveraineté.Le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, soutenu par l'Algérie rejette le plan marocain et réaffirme "le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination" via un référendum.