Nicolas Feuillatte, le champagne qui veut conquérir l�??Afrique

13 septembre 2013 à 10h01 par La rédaction

Déjà leader sur de nombreux marchés, le champagne Nicolas Feuillatte reste un outsider sur le marché africain. Une situation que la direction souhaite changer en devenant un acteur majeur sur le continent africain. Mais en dépit de cette volonté affichée, Nicolas Feuillatte se heurte à un problème de taille : la réputation.Un nouveau venuPas facile de se faire un nom quand on est une jeune marque. Créée dans les années 70, elle reste toujours une jeune pousse du milieu, comme l'affirme Dominique Pierre, le directeur général : « 30 ans d'existence, c'est très peu pour une marque de champagne, les années 70, c'est avant-hier ! ». Et, dans le monde du champagne -un produit de luxe-, le nom est le premier laissez-passer auprès du public. D'autant que la marque pâtit de son engagement auprès de la grande distribution qui, s'il lui a permis une forte croissance, a légèrement entamé son aura de marque de luxe. Du coup, pour changer la donne et être perçu comme un produit d'exception à l'instar de Moët et Chandon ou des champagnes Taittinger, la marque tente de recentrer son image depuis quelques années en offrant de nouveaux visuels léchés et attractifs, et en axant son discours autour du personnage à l'origine de l'aventure, Monsieur Nicolas Feuillatte. Un personnage haut en couleurCar derrière le nom, il y a un homme, Nicolas Feuillatte. Même s'il a cédé son nom depuis plusieurs années à la société, il n'en reste pas moins l'ambassadeur iconique, symbole à lui tout seul d'une certaine idée du luxe. Aussi à l'aise avec le gotha international qu'au milieu des agriculteurs de la région Champagne, c'est lui qui a lancé le breuvage aux Etats-Unis pour ravir ses amis « people » de l'époque comme Jackie Kennedy-Onassis ou Lauren Bacall. L'homme, également voyageur infatigable est aussi, depuis de nombreuses années, un passionné de l'Afrique ayant tissé dans différents pays un réseau solide d'amitiés et de relations d'affaires.Comment transformer cette belle histoire en espèces sonnantes et trébuchantes sur le marché africain ? C'est l'équation que se sont mis en tête de résoudre les nouveaux dirigeants de la société. Alors, attendez-vous d'ici quelques mois à voir débarquer les « Brut réserve » et les « Palmes d'Or » dans les restaurants et boîtes d'Abidjan ou de Libreville. En attendant, n'oubliez pas de consommer avec modération !Matthieu JeanPlus d'infos : http://www.nicolas-feuillatte.com/