Sommet de l'Afrique australe: dernier jour de discussions sur le Zimbabwe et Madagascar

Par La rédaction

WINDHOEK (AFP)

Les dirigeants d'Afrique australe ont repris mardi matin leurs discussions, avant de clôturer en fin de journée un sommet de deux jours en Namibie, consacré au Zimbabwe, à Madagascar et à l'intégration économique de la région, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le président Joseph Kabila a quitté le sommet la veille pour assister au cinquantième anniversaire de l'indépendance du Gabon, a-t-on appris auprès de sa délégation.

D'autres chefs d'Etat et de gouvernement comme le président zimbabwéen Robert Mugabe étaient attendus dans la matinée pour cette deuxième session à huis clos.

La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) a notamment prévu de se prononcer à la fin de de ce sommet sur le refus de Harare d'appliquer la décision du tribunal régional invalidant l'expulsion de dizaines de fermiers blancs du Zimbabwe.

Cette institution juridique n'a aucun recours pour faire appliquer ses décisions si ce n'est d'en référer aux dirigeants d'Afrique australe.Les ministres de la Justice devaient présenter au sommet un rapport sur ce sujet mais, selon une source proche des discussions, "ils ne l'ont pas fait".

"La décision va simplement être reportée sine die", a-t-elle prédit.

Durant ce 30e sommet débuté lundi, la SADC entendait par ailleurs féliciter le Zimbabwe sur ces progrès réalisés depuis la formation d'un gouvernement d'union début 2009, tout en le poussant à régler certaines questions comme les nominations de hauts responsables et l'élaboration d'une nouvelle Constitution.

Le bloc régional voulait également faire le point sur la médiation et les récents développements à Madagascar, suspendu de la SADC depuis l'éviction du président Marc Ravalomanana par l'ancien maire d'Antannarivo Andry Rajoelina en mars 2009.

Sur le volet économique, les membres de la SADC vont fixer une nouvelle date pour lancer l'union douanière qui devait débuter cette année.Ils ont également prévu d'unir leur zone de libre-échange, lancée en 2008, avec le marché commun de l'Afrique australe et de l'Est (Comesa) et la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC).