Togo: Gilchrist Olympio reconduit à la tête de l'UFC par ses partisans

Par La rédaction

LOME (AFP)

Gilchrist Olympio, qui dirige l'une des deux factions rivales du parti d'opposition togolais Union des forces de changement (UFC), a été reconduit à la tête de cette formation par ses partisans lors d'un congrès jeudi à Lomé.

Plusieurs centaines de délégués du parti, désormais scindé en deux, l'ont reconduit à l'unanimité et un bureau de 33 membres a été nommé.

Cinq anciens collaborateurs de M. Olympio ont été exclus, dont Jean-Pierre Fabre, candidat malheureux de l'UFC à la présidentielle de mars et chef de file de la faction rivale.

Mardi, le camp Fabre avait annoncé à l'issue d'un congrès convoqué par ce dernier avoir destitué M. Olympio de sa fonction de président de l'UFC.

La principale formation d'opposition au Togo est profondément divisée depuis l'entrée au gouvernement de certains de ses membres le 28 mai, une décision prise par M. Olympio et décriée par M. Fabre.

Jeudi, les textes régissant le fonctionnement du parti ont été actualisés par les délégués réunis dans un grand hôtel de Lomé.

"C'est fini le désordre.Ce congrès nous a permis de faire une rénovation en profondeur", a déclaré à l'AFP Elliot Ohin, proche de M. Olympio et ministre des Affaires étrangères.

Après s'être opposé pendant des décennies au général Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir de 1967 à 2005, puis à son fils, l'actuel président Faure Gnassingbé, M. Olympio a signé en mai un accord prévoyant l'entrée au gouvernement de membres de l'UFC.Une première depuis la création du parti en 1992.

Jugé "historique" par des observateurs, cet accord a été rejeté par d'autres membres de l'UFC, dont M. Fabre qui affirme ne pas avoir été consulté.

Le gouvernement ne reconnaît pas la branche dirigée par M. Fabre.Mardi, des gendarmes avaient fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher la tenue de son congrès qui s'était finalement réuni dans un lieu gardé secret.