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CAN 2025. Victoire du Sénégal : "La finale était complètement folle et inattendue", selon le journaliste sportif Sylvère-Henry Cissé

Actus. Sylvère-Henry Cissé est journaliste, spécialisé dans le sport, Conférencier et auteur. Il était l’invité d’Africa Radio lundi 19 janvier 2026 à 07h45. Il revient à notre micro sur la finale de la CAN 2025 Maroc-Sénégal et son scénario complètement fou.

CAN 2025. Victoire du Sénégal : "La finale était complètement folle et inattendue", selon le journaliste sportif Sylvère-Henry Cissé
Sylvère-Henry Cissé, journaliste spécialisé dans le sport.

En remportant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations face au Maroc, le 18 janvier, le Sénégal confirme son statut de référence continentale. Pour le journaliste et spécialiste du sport Sylvère-Henry Cissé, ce sacre illustre la continuité d’un projet solide, dans une CAN marquée par un haut niveau sportif et de vives controverses autour de l’arbitrage. 

Ecoutez Sylvère-Henry Cissé

Une finale de haut niveau entre deux références africaines 

La finale de la CAN 2026 oppose deux sélections parmi les plus solides du continent. D’un côté, le Maroc, porté par son public et par un projet sportif structuré depuis plusieurs années. De l’autre, le Sénégal, champion d’Afrique en titre, fort d’une génération expérimentée et d’une identité de jeu affirmée. 
Cette affiche symbolise l’évolution du football africain, de plus en plus tactique, exigeant et proche des standards internationaux, loin des clichés d’un jeu uniquement basé sur l’engagement physique. Cette rencontre restera en revanche marquée par les instants ubuesques après la décision de l’arbitre d’accorder un penalty au Maroc à quelques secondes de la fin du temps réglementaire. Les Sénégalais ayant décidé de quitter la pelouse pour protester contre la décision arbitrale.

 

Un bilan sportif contrasté mais compétitif 

Sur le plan sportif, la compétition a tenu ses promesses en matière d’intensité et de compétitivité. Plusieurs rencontres ont été âprement disputées, confirmant l’homogénéisation du niveau entre les sélections africaines. Si certains observateurs ont regretté un manque de spectacle offensif par moments, d’autres soulignent au contraire la montée en puissance des blocs défensifs, de la rigueur tactique et de la discipline collective, signes d’une maturation du football africain. Quelques surprises ont également jalonné le tournoi, tandis que certaines nations favorites ont quitté la compétition plus tôt que prévu, victimes de cette concurrence de plus en plus rude.

Le Maroc, hôte à la hauteur des attentes 

Très attendu sur le plan organisationnel, le Maroc a globalement réussi son pari. Infrastructures modernes, stades bien entretenus, pelouses de qualité et logistique maîtrisée ont contribué au bon déroulement de la compétition. L’affluence dans les stades et l’ambiance populaire ont également donné une dimension particulière à cette CAN, renforçant l’image d’un pays capable d’accueillir des événements sportifs majeurs et de s’imposer comme une place forte du football africain. 
  

L’arbitrage, principal point noir du tournoi 

Malgré ces aspects positifs, la CAN 2026 restera aussi marquée par les polémiques liées à l’arbitrage. Plusieurs sélections, dont l’Algérie, le Nigeria et le Cameroun, ont publiquement dénoncé des décisions jugées contestables, voire injustes, lors de leurs matchs. L’utilisation de la VAR, censée limiter les erreurs, a parfois cristallisé les tensions, certains choix arbitrals restant incompris malgré l’assistance vidéo. Ces controverses relancent le débat sur la formation des arbitres, l’harmonisation des critères d’arbitrage et la capacité de la Confédération africaine de football à garantir une équité totale dans ses compétitions. 

A lire aussi : CAN 2025. Meilleurs buteurs de la compétition : le classement définitif

Une CAN qui interroge autant qu’elle confirme 

Au terme de cette édition, la CAN organisée au Maroc apparaît comme une compétition charnière. Elle confirme la progression du football africain, tant sur le plan sportif qu’organisationnel, tout en mettant en lumière des failles persistantes, notamment dans l’arbitrage. 
  
 





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