"Nous avons une population qui a enduré horreurs et enfer", a déclaré dimanche 18 janvier Volker Türk, Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Il était présent dans la ville de Port-Soudan, dans l'est du pays, pour sa première conférence de presse sur le territoire soudanais depuis le début du conflit en avril 2023. Il s'est alarmé d'une "militarisation croissante de la société par toutes les parties", soulignant notamment l’enrôlement d’enfants dans le conflit armé. "Il est scandaleux", s'est-il indigné, "que d'immenses sommes soient dépensées pour acquérir des armes de plus en plus sophistiquées, en particulier des drones" au lieu "de servir à soulager la souffrance des Soudanais".
Les civils coincés au milieu des frappes
Le Haut-Commissaire de l’ONU a dénoncé la multiplication des frappes contre des "infrastructures civiles essentielles" : hôpitaux, marchés ou encore écoles ont été la cible de bombardements. Volker Türk a poursuivi en appelant à cesser les attaques contre les civils. Il a également évoqué des témoignages d'atrocités "insoutenables" (civils frappés, abattus, violés ou enlevés) lors de la prise de contrôle du Darfour par les Forces de Soutien Rapide, avant d’avertir sur le danger dans la région voisine du Kordofan, actuel front des combats, où les violences, selon lui, "risquent de se reproduire". Les FSR assiègent depuis plus de 19 mois Kadougli, capitale du Kordofan-Sud, et Dilling, et encerclent depuis près d'un an El-Obeid, chef lieu du Kordofan-Nord. Les Émirats Arabes Unis nient régulièrement armer et soutenir les FSR, comme l'en accusent des rapports internationaux, tandis que l'armée, appuyée par Le Caire et Ryad, est créditée d'avoir reçu des drones de l'Iran et la Turquie.
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