Une victoire écrasante confirmée par la Cour constitutionnelle
La Cour constitutionnelle de la République centrafricaine a proclamé lundi les résultats définitifs de l’élection présidentielle organisée le 28 décembre. Faustin-Archange Touadéra, au pouvoir depuis 2016, a été réélu pour un troisième mandat avec 77,90 % des voix. Son principal rival, l’ancien Premier ministre Anicet George Dologuélé, arrive en deuxième position avec 13,50 % des suffrages. Ce dernier avait dénoncé une « fraude massive » lors du scrutin et saisi la Cour constitutionnelle pour demander l’annulation des résultats provisoires. Son recours a été rejeté.
Une élection contestée et une réforme constitutionnelle décriée
Déjà réélu en 2020 lors d’un scrutin marqué par de vives contestations, Faustin-Archange Touadéra fait face à de fortes critiques de l’opposition. Celle-ci l’accuse d’avoir fait adopter, en 2023, une nouvelle Constitution lui permettant de briguer un troisième mandat, rompant avec les limites précédemment en vigueur. Les élections de décembre se sont tenues dans un climat sécuritaire tendu, alors que certaines régions du pays restent sous la menace de groupes armés.
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Une participation en légère hausse malgré l’insécurité
Selon l’Autorité nationale des élections (ANE), le taux de participation au quadruple scrutin — présidentiel, législatif, régional et municipal — a atteint 52,43 %. Un chiffre jugé modéré par les observateurs, compte tenu des contraintes sécuritaires et logistiques persistantes dans plusieurs zones du pays.
L’opposition encore engagée dans les législatives
Malgré sa défaite à la présidentielle, Anicet George Dologuélé reste en lice pour les élections législatives. Il est candidat à un siège de député au second tour, dont la date n’a pas encore été fixée par les autorités électorales. La recomposition de l’Assemblée nationale pourrait ainsi constituer l’un des derniers enjeux politiques majeurs de ce cycle électoral, alors que le président Touadéra entame un nouveau mandat contesté par ses adversaires.
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