Maroc: arrestation de 25 personnes soupçonnées de soutenir l'EI

Par AFP

AFRICA RADIO

Les services de sécurité marocains ont arrêté début décembre 25 personnes soupçonnées de soutenir l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) et qui envisageaient de mener des opérations "terroristes" dans le royaume, a indiqué samedi à l'AFP une source sécuritaire.

Ces arrestations ont eu lieu dans plusieurs villes du pays le 8 décembre "dans le cadre des efforts de lutte contre les risques terroristes", selon cette source qui a requis l'anonymat. Certaines des personnes arrêtées ont déjà été déférées devant la justice, a-t-elle ajouté. Des sites marocains avaient fait état début décembre d'un vaste coup de filet antiterroriste dans plusieurs villes du Maroc - la plus vaste opération du genre ces dernières années - mais l'information n'avait pas été confirmée de source officielle. Selon les médias locaux samedi, des armes à feu et des munitions ont notamment été saisies, ainsi que des documents sur la fabrication d'engins explosifs et d'autres "glorifiant l'EI". L'enquête a révélé que les suspects envisageaient de mener des attaques "terroristes" dans le royaume, ont rapporté ces médias locaux. Vendredi, les autorités marocaines ont annoncé avoir interpellé la veille un partisan présumé de l'EI et déjoué un projet d'attentat à l'explosif dans le pays, en coordination avec des agences de renseignement américaines. Cette interpellation "n'a rien à voir" avec celles menées début décembre, a précisé à l'AFP la source sécuritaire. La police antiterroriste avait par ailleurs annoncé début octobre le démantèlement à Tanger (nord) d'une "cellule terroriste" liée au groupe Etat islamique et l'arrestation de cinq suspects qui projetaient de commettre des attentats à la bombe. En septembre, une autre cellule affiliée à l'EI avait été démantelée dans le sud du Maroc et sept personnes arrêtées. Depuis 2002, la police marocaine a démantelé plus de 2.000 cellules terroristes et interpellé plus de 3.500 personnes dans le cadre d'affaires liées au "terrorisme", selon les données communiquées en février par le BCIJ.