Afrique du Sud: le chef des jeunes de l'ANC conteste sa suspension du parti

Par La rédaction

PRETORIA (AFP) - (AFP)

Le chef des jeunes du Congrès national africain (ANC), Julius Malema, en poste jusqu'à ce que sa suspension par le parti au pouvoir en Afrique du Sud soit définitive, a contesté la sanction vendredi, estimant que seule la jeunesse du mouvement pouvait choisir ses dirigeants.

"C'est seulement la jeunesse de l'ANC qui peut reprendre le mandat et la responsabilité qui nous ont été donnés.Si la jeunesse de l'ANC dit que nous devons démissionner de nos postes en tant que leaders de la Ligue de la jeunesse de l'ANC, nous sommes prêts à démissionner", a-t-il déclaré en ouvrant une réunion de la direction de la Ligue.

Poursuivi devant une commission de discipline de l'ANC avec cinq de ses principaux lieutenants, Julius Malema a été reconnu coupable en appel d'atteinte à l'image et la cohésion du parti.Mais il a la possibilité de retourner devant ses accusateurs avant le 18 février pour plaider à nouveau sa cause, et peut-être obtenir une réduction des cinq ans de suspension dont il a écopé en novembre.

Reconnu coupable de deux des trois chefs d'accusation retenus contre lui, Julius Malema, 30 ans, ne devrait en tous cas pas éviter une première suspension de deux ans, peine avec sursis, obtenue en 2010 pour avoir critiqué publiquement le président Jacob Zuma.

S'il n'est plus membre de l'ANC, il ne doit logiquement plus pouvoir en diriger l'organisation de jeunesse.

"Nous sommes coupables de penser", a rétorqué "Juju"."L'ensemble du processus de la procédure disciplinaire de l'ANC répond à des motivations politiques et est destiné à résoudre les luttes politiques et les batailles au sein de l'ANC", a-t-il ajouté.

Julius Malema est l'un des principaux opposants du président Zuma, qui est en campagne pour sa réélection.

Le chef des jeunes de l'ANC a parallèlement réitéré vendredi son appel à la nationalisation des mines sud-africaines, expliquant qu'elle était prévue dans la Charte de la liberté, texte de 1955, qui a fédéré les mouvements anti-apartheid.

Plusieurs membres du gouvernement ont répété cette semaine qu'il n'en était pas question, jusqu'à M. Zuma vendredi matin.