Centrafrique: le gouvernement et une ex-rébellion appellent à l'apaisement

19 juillet 2010 à 16h01 par La rédaction

BANGUI (AFP)

Le porte-parole du gouvernement centrafricain et le chef d'une des principales ex-rébellion centrafricaine ont appelé lundi à l'apaisement, quelques heures après des combats ayant opposé l'armée et des hommes présentés comme des ex-rebelles dissidents à Birao (nord).

"En oeuvrant pour que nos frères qui ont pris les armes puissent signer des accords de paix avec le gouvernement, le chef de l'Etat (François Bozizé) a montré sa bonne foi, sa volonté et sa détermination à pacifier notre pays", a déclaré à l'AFP le porte-parole, le ministre Fidèle Gouandjika.

"Si le gouvernement met tout en oeuvre pour respecter ses engagements, il appartient aux politico-militaires de respecter (les leurs).Nous n'allons pas nous éterniser dans cet engrenage de violences et oublier que le monde progresse autour de nous", a ajouté M. Gouandjika, sans autres commentaires.

Les combats ont aussi été déplorés par Jean-Jacques Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) ex-rébellion ayant pour fief la Vakaga, dont Birao est le chef-lieu.L'APRD a signé des accords de paix avec Bangui, siège au gouvernement et au comité de pilotage du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR) en cours.

 "Il est indéniable que le processus de paix ou encore celui du DDR (fait) des mécontents, mais le Dialogue politique (forum sur la paix tenu fin 2008) nous sert de cadre au règlement de nos différends.Le processus de paix en cours en Centrafrique est irréversible", a affirmé M. Demafouth à l'AFP.

"Tout ce que nous faisons doit contribuer à consolider cette paix qui nous est chère, et tout acte contraire ne peut qu'être déploré", a-t-il dit.

Lundi à l'aube, la base de l'armée centrafricaine à Birao a été attaquée, selon des sources militaires et rebelles, qui ne disposaient d'aucun bilan lundi en fin de journée.

Selon un haut responsable militaire et le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ, ex-rébellion), les assaillants étaient des dissidents du MLCJ, alors que la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a revendiqué l'attaque.