Ebola: guérison des deux infirmières du Texas, l'une est sortie de l'hôpital

Par La rédaction

Washington (AFP)

Les deux infirmières du Texas infectées par le virus Ebola sont guéries et l'une d'elle, Nina Pham, est sortie de la clinique des Instituts américains de la santé (NIH) où elle a été traitée, ont annoncé vendredi les responsables médicaux.

"J'ai une très bonne nouvelle: Nina n'a plus de trace du virus", a déclaré le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), lors d'une conférence de presse avec les principaux responsables des NIH et l'équipe soignante.

"Elle se sent bien et a une excellente mine", a-t-il ajouté, précisant que les NIH avaient effectué cinq tests qui ont tous été négatifs au virus.

Prenant ensuite la parole, la jeune infirmière accompagnée de ses proches, notamment sa mère, a "remercié Dieu, (sa) famille et (ses) amis".

"Je suis en convalescence", a-t-elle poursuivi en lisant un texte, affirmant qu'elle pensait à "tant d'autres qui n'ont pas été aussi chanceux".

L'infirmière avait été admise au centre clinique des NIH le 16 octobre avec une infection après avoir été contaminée --tout comme une seconde infirmière, Amber Vinson-- en soignant un patient libérien, Thomas Eric Duncan, dans un hôpital de Dallas (Texas, sud).Ce dernier est décédé le 8 octobre.

Peu après vendredi, l'hôpital Emory près d'Atlanta (Géorgie, sud-est) a indiqué qu'Amber Vinson "n'avait plus de trace du virus Ebola" dans son sang, confirmant ce que sa famille avait annoncé mercredi soir.

L'hôpital précise aussi dans son communiqué "qu'Amber Vinson fait de bons progrès avec son traitement contre l'infection par le virus Ebola, mais reste encore hospitalisée pour continuer à recevoir des soins", soulignant "ne pas encore avoir de date pour sa sortie".

"Nous savons tous que davantage de traitements seront nécessaires pour qu'Amber retrouve toutes ses forces, mais les derniers développements ont sincèrement répondu à nos prières", avait dit mercredi soir sa mère.

 

- Quarantaine: possibles mesures renforcées -

Le président Barack Obama a reçu Nina Pham vendredi en début d'après-midi à la Maison Blanche, avant son retour au Texas.M. Obama avait fait part de son optimisme mercredi face à l'évolution de la situation concernant Ebola aux Etats-Unis.

Mardi, un caméraman de la chaîne américaine NBC, qui avait été contaminé par Ebola au Liberia alors qu'il couvrait l'épidémie, a été déclaré guéri par l'hôpital qui le soignait dans le Nebraska (centre).

Mais jeudi soir, le docteur Craig Spencer, 33 ans, a été placé en quarantaine à l'hôpital Bellevue à Manhattan, et testé positif au virus, devenant la quatrième personne dont on a diagnostiqué Ebola aux Etats-Unis.Il était rentré quelques jours plus tôt d'Afrique de l'Ouest où il avait soigné des malades atteints d'Ebola.

Au total, neuf personnes à ce jour ont été traitées pour Ebola aux Etats-Unis, dont huit Américains.Sept sont guéries.Seul le Nigérien est décédé.

Concernant les inquiétudes suscitées par le fait que le médecin infecté et actuellement soigné à New York se soit rendu dans de nombreux endroits publics de la ville, alors qu'il se sentait un peu faible avant que la fièvre n'apparaisse, le Dr Fauci a expliqué que les autorités "réfléchissaient très sérieusement" à des mesures plus strictes de mise en quarantaine des Américains revenant des zones où sévit Ebola en Afrique de l'Ouest.

Les symptômes du Dr Spencer se sont déclarés au onzième jour après les derniers contacts avec des malades qu'il soignait.Généralement, ils apparaissent entre le huitième et le dixième jour.La période d'incubation s'étend de deux à 21 jours maximum.

Le virus Ebola a fait 4.877 morts sur 9.936 cas depuis le début de l'année, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la plupart au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone.Il s'agit de la plus grave épidémie d'Ebola depuis l'émergence du virus en 1976 en Afrique centrale.

Il n'existe encore aucun traitement homologué contre cette infection.Deux vaccins expérimentaux prometteurs font l'objet depuis ces dernières semaines d'un essai clinique aux Etats-Unis.D'autres études cliniques pourraient aussi débuter en Afrique de l'Ouest avant la fin de l'année, avec des centaines de milliers de doses potentiellement disponibles dans le courant de 2015, selon l'OMS.