Inondations au Tchad: une aide d'urgence nécessaire pour 11.500 déplacés

12 novembre 2020 à 14h21 par AFP

AFRICA RADIO

Une aide d'urgence est "nécessaire" au Tchad pour environ 11.500 personnes récemment déplacées par les fortes inondations qui ont touché N'Djamena depuis août, a estimé jeudi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

"Les inondations, qui ont causé des dégâts catastrophiques, sont le résultat de la montée des eaux qui a entraîné le débordement du fleuve Chari et la rupture des digues dans le 9ème arrondissement de N'Djamena", a souligné l'OIM dans un communiqué."Il est maintenant urgent d'intensifier nos efforts pour fournir rapidement des abris appropriés et un soutien d'urgence aux victimes de la catastrophe, car la propagation de la COVID-19 dans des espaces de vie restreints et le risque de maladies transmises par l'eau qui sont endémiques dans la région soulèvent des inquiétudes", a déclaré Anne Schaefer, chef de mission de l'OIM au Tchad.Le 9ème arrondissement, au sud de la capitale tchadienne, a été touché depuis le mois d'août par des pluies diluviennes. L'OIM et le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont apporté une aide à certains déplacés, notamment avec des solutions de relogement. La région est régulièrement touchée par des innondations, mais "c'est la première fois depuis des années que nous avons des pluies aussi abondantes", a déclaré à l'AFP François-Xavier Ada Affana, responsable de la communication de l'OIM. "Cette année a été particulièrement pluvieuse (...). Ces fortes précipitations ont fait beaucoup de dégâts, avec des maisons effondrées et des personnes déplacées", a estimé Hamid Abakar Souleymane, directeur adjoint à l'agence nationale de météorologie.Quelque 393.000 personnes sont actuellement déplacées dans la province du Lac, en amont de la capitale tchadienne, à cause "du changement climatique et de l'insécurité due aux actions de Boko Haram et d'autres groupes armés non étatiques", a rappelé l'OIM.