L'otage suisse décédée au Mali, une missionnaire enlevée 4 ans plus tôt

Par AFP

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L'otage suisse décédée au Mali et qui, selon les autorités suisses, "aurait été tuée" par ses ravisseurs, était une missionnaire enlevée en 2016, a-t-on appris samedi auprès du département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).

Béatrice Stöckli, missionnaire originaire de Bâle et qui travaillait à Tombouctou, avait été enlevée il y a quatre ans, après, selon l'agence suisse Keystone-ATS, avoir été enlevée une première fois en 2012 par des islamistes.Dans un communiqué publié vendredi soir, les autorités suisses avaient rappelé qu'"en collaboration avec les autorités maliennes et d'autres partenaires", elles avaient "travaillé ces quatre dernières années pour que la citoyenne suisse soit libérée et puisse retrouver sa famille". "A plusieurs reprises, les membres du Conseil fédéral ont fait pression sur les autorités maliennes pour demander sa libération", soulignait le communiqué.Le conseiller fédéral en charge des Affaires étrangères, Ignacio Cassis, a indiqué vendredi sa "grande tristesse" après après avoir appris la mort de Béatrice Stöckli.Selon le Département fédéral, ce sont les autorités françaises "informées par l'interrmédiaire de l'otage française récemment libérée", Sophie Pétronin, qui ont informé les autorités suisses du décès de leur ressortissante.Sophie Pétronin, dernier otage français dans le monde, est arrivée vendredi à la mi-journée en France après quatre années de détention au Mali aux mains des jihadistes.