Le Droit des Filles : un avenir pour tous

Par La rédaction

Le 22 septembre, une journée mondiale pour le Droit des Filles ? C'est la demande que va effectuer aujourd'hui le PLAN au siège des Nations Unies. Une journée pour rappeler à tous, que les petites filles du monde entier sont obligées de se battre pour avoir un avenir elles aussi.« Rendre les filles plus fortes pour qu'elles puissent réaliser pleinement leur potentiel, ce n'est pas juste une obligation morale, c'est un outil pour éliminer la pauvreté et créer un monde meilleur». L'argument déployé par le Plan est à la hauteur de l'enjeu : la création d'une journée Mondial du Droit des Filles par l'ONU. Une date qui permettrait à tous de se rappeler que la moitié de la population mondiale doit se battre chaque jour pour faire valoir ses droits. Dont le premier, et l'un des plus importants, reste l'éducation. Si chaque année de plus en plus d'enfants sont scolarisés c'est avant tout car beaucoup de petites filles rejoignent les bancs de l'école. « L'éducation, c'est plus que l'apprentissage, a fait valoir Carol Bellamy, Directrice générale de l'UNICEF. Dans de nombreux pays, c'est une véritable bouée de sauvetage, en particulier pour les filles. Une fille non scolarisée courra plus le risque de devenir la proie du VIH/SIDA et aura plus de mal à garder sa famille en bonne santé, par exemple». Mais comme le rappelle le dernier rapport de l'UNICEF, des millions de jeunes filles sont encore privées de ce droit, 39 millions pour être exacte.La pauvreté freine la scolarisation des fillettesPrincipal frein à la scolarisation des jeunes filles : la pauvreté. Les coups de scolarisation étant trop importants pour les familles dans des pays tel que le Bangladesh ou le Pakistan, les fillettes restent à la maison au profit des garçons. Shibre Dubale, 13 ans, jeune Ethiopienne en est le parfait exemple. Elle a arrêté l'école alors qu'elle avait de très bonnes notes pour s'occuper de ses 5 frères. « Dans ces circonstances, reprendre l'école est inimaginable, car ma mère et moi devons travailler énormément pour produire le plus de poterie possible afin de les vendre et de nourrir notre famille. J'aimerais bien pouvoir un jour économiser de l'argent pour retourner à l'école et réaliser mes rêves ! ». « Comme nous ne pouvons plus payer l'école, nous n'avons pas d'autre choix que de nous concentrer sur notre travail » raconte également Meskerem. Alphabétisation �?? elles sont 96 millions âgées de 15 à 24 ans à en être victimes- VIG, grossesses précoces et pauvreté sont donc le seul avenir promis à ces filles. 7,3 millions d'entre elles vivent avec le SIDA à travers le monde. De même que 14 millions de jeunes filles entre 15 et 19 ans accouchent chaque année alors qu'elles ne sont encore que des enfants elles-mêmes. C'est au Moyen Orient, Afrique du Nord, Asie du Sud et Afrique de l'Ouest et centrale que la situation est actuellement la plus inquiétante.L'éducation, vecteur de développement« L'éducation permet une vie meilleure. Elle met fin aux cycles générationnels de pauvreté et de maladie et elle donne les moyens de parvenir à un développement durable. Une éducation de base de qualité permet d'être mieux dotés en connaissances et compétences nécessaires à l'adoption d'un comportement tenant compte de sa santé, se permettant de se protéger contre le VIH/SIDA et d'autres maladies sexuellement transmissibles, et de jouer un rôle actif dans le processus décisionnel en matière sociale, économique et politique lorsqu'ils passent à l'adolescence et à l'âge adulte. Ayant reçu une éducation, ils sont mieux en mesure, devenus adultes, d'avoir moins d'enfants, de connaître les pratiques appropriées d'éducation des enfants, et de faire en sorte que leurs enfants commencent l'école à l'âge voulu et soient prêts à apprendre », peut-on lire sur le site de l'UNICEF. « Un faisceau d'évidences montre que les investissements réalisés par un pays en faveur de l'éducation des filles sont parmi les plus rentables qu'il puisse faire », ajoute de son côté Hilde Johnson, ancienne directrice adjointe de l'UNICEF. Avec une année d'études secondaires en plus, on estime que les filles augmentent leur revenu moyen de 15 à 25%. De quoi sortir peu à peu de la misère et dynamiser progressivement son pays.L'éducation est primordiale. Garçons et filles, tous confondus. Cette journée mondiale du Droit des Filles en est le symbole, afin de nous rappeler au moins une fois par an que le combat n'est pas terminé. Marion FERRERE Signez la pétition en faveur de cette journée sur le site : http://www.droitsdesfilles.fr