Le parti de Gbagbo accuse le pouvoir après des attaques en Côte d'Ivoire

22 août 2012 à 16h20 par La rédaction


ABIDJAN (AFP) - (AFP)

Le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a accusé mercredi le gouvernement d'avoir commandité des attaques visant son siège et un groupe de presse proche du FPI, et a réclamé la libération d'un de ses responsables placé en détention.

"C'est le gouvernement" du président Alassane Ouattara "qui est le commanditaire de ces violences du samedi 18 août", a affirmé le secrétaire général du FPI, Laurent Akoun, lors d'une conférence de presse.

Samedi matin, le siège du FPI a été attaqué par des inconnus armés, qui ont blessé légèrement trois personnes et causé des dégâts matériels.Dans la nuit qui a suivi, les locaux du groupe de presse Cyclone (pro-Gbagbo) ont été vandalisés et partiellement incendiés.

Le FPI avait accusé des "pro-Ouattara" après l'assaut contre son QG.Le parti présidentiel, le Rassemblement des républicains (RDR), avait condamné les violences et démenti toute implication de ses partisans.

Le gouvernement "est responsable de la disparition" de deux membres de la jeunesse du FPI lors de l'attaque au siège du parti, a poursuivi M. Akoun, accusant le régime de "dérives totalitaires" et de "mesures de représailles" contre sa formation.

Le FPI "exige la libération immédiate et sans condition" de l'ex-ministre Alphonse Douati, secrétaire général adjoint du parti arrêté samedi, inculpé d'"atteinte à la sûreté de l'Etat" et incarcéré mardi à Abidjan, ainsi que la libération de ses militants "enlevés", a-t-il lancé.

Le parti a appelé enfin le gouvernement à "arrêter la vague de violences" actuelle "en ouvrant des discussions franches" avec l'opposition et le FPI en particulier.

Les attaques du week-end dernier sont intervenues dans un climat de tension, après deux semaines au cours desquelles l'armée a été la cible de commandos non identifiés.Le gouvernement a accusé des combattants pro-Gbagbo, ce que le FPI récuse.