Le Tchad annonce l'arrestation au Soudan des ravisseurs présumés du Chinois

Par La rédaction

N'DJAMENA (AFP)

La force militaire mixte Tchad-Soudan, créée cette année, a arrêté vendredi au Darfour (ouest soudanais) les présumés ravisseurs dans l'est tchadien d'un Chinois, qui a été libéré, ont indiqué à l'AFP à N'Djamena des sources gouvernementale et militaire tchadiennes.

Selon le ministre tchadien de l'Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir, et un haut responsable de l'armée tchadienne ayant requis l'anonymat, la libération s'est déroulée au Darfour, ce qu'avait annoncé plus tôt à l'AFP à Khartoum le porte-parole de l'Armée de libération du Soudan (ex-rébellion soudanaise).

Leur version ne concorde cependant pas avec celle du porte-parole de l'ex-faction rebelle, Zonan Soulimane, d'après lequel les preneurs d'otage se seraient enfuis, sans affrontement avec les ex-rebelles qui ont retrouvé le Chinois près de la ville de Tina (nord du Darfour).

"Nous avons pu libérer le Chinois et arrêter ses ravisseurs à l'intérieur du Soudan, après une semaine de recherche", a déclaré à N'Djamena le haut responsable militaire tchadien, sans plus de détails.

"C'est à 160 km à l'intérieur du Soudan que les éléments de la force mixte Tchad-Soudan ont pu retrouver le Chinois et le libérer.Le Chinois est bien portant et il est en route en ce moment vers N'Djamena", a affirmé le ministre tchadien Ahmat Mahamat Bachir.

"Ces terroristes (les ravisseurs, NDLR) ont été arrêtés, ils seront traduits devant la justice (...) Nous ne permettrons à personne de venir perturber la quiétude des expatriés qui travaillent chez nous", a ajouté le ministre.

Il n'a pas précisé le nombre et l'identité des ravisseurs qui, d'après des sources concordantes tchadiennes, sont originaires de la région de l'Ennedi (est tchadien) où le ressortissant chinois avait été kidnappé la semaine dernière à une date non précisée.

Selon les médias publics et un officiel tchadiens, le Chinois avait été enlevé à Am-Djarass, à moins de 10 km de la frontière soudanaise.Il travaillait pour l'entreprise CGCOC-Tchad, filiale locale d'un groupe chinois ayant de nombreuses implantations en Afrique et en Asie.