Mali: des "mouvements" rebelles signalés près de Mopti

3 avril 2012 à 8h16 par La rédaction

PARIS (AFP) - (AFP)

Le ministre français de la Coopération Henri de Raincourt a indiqué mardi que des "mouvements" de rebelles avaient été signalés "autour de Mopti", ville du centre du Mali située au sud de Tombouctou, tombée lundi aux mains des islamistes.

Interrogé par Radio France Internationale (RFI) sur la possibilité de voir d'autres villes du centre du pays passer sous le contrôle de la rébellion touareg, le ministre a répondu: "Il y a eu des informations indiquant qu'il pouvait y avoir des mouvements d'approche des rebelles".

"Il y avait en tous cas des mouvements autour de Mopti.Aujourd'hui, compte tenu de ce que l'on sait de la situation militaire sur le terrain, je ne vois aucun secteur géographique sur lequel l'armée malienne serait susceptible de stopper l'avancée des rebelles", a souligné M. de Raincourt.

 Des centaines d'habitants de Mopti (centre) et de ses environs, incluant des militaires et leurs familles, ont quitté leurs domiciles dès lundi, craignant l'avancée des rebelles, ont indiqué des témoins à l'AFP.

La rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et les autres composantes de la rébellion, groupes islamistes et trafiquants, ont pris coup sur coup depuis vendredi les trois capitales régionales du nord: Kidal, Gao et Tombouctou, sans rencontrer de résistance.

Lundi, Tombouctou est tombé aux mains d'Ansar Dine, un groupe islamiste dirigé par un ancien chef touareg, en lien avec des membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

"Nous souhaitons que les rebelles du MNLA, qui ont lancé le mouvement, ne soient pas débordés par les uns et par les autres.Que ce soit eux avec lesquels on puisse engager les contacts nécessaires pour un mettre sur pied un cessez-le-feu de toute urgence, et engager les les négociations et discussions entre les uns et les autres", a déclaré Henri de Raincourt.

 Le ministre a toutefois estimé que la capitale n'était pas menacée "pour le moment", sans exclure la "possibilité" d'une tentative d'infiltration d'Aqmi jusqu'à Bamako.

Evoquant les quelque 4.500 ressortissants français présents dans le pays, il a renouvelé l'appel de Paris à "quitter provisoirement" le Mali, "tant que la situation n'est pas stabilisée".