Opération antijihadiste au Burkina: un soldat tué, 39 "terroristes neutralisés" (armée)

AFRICA RADIO

16 décembre 2022 à 13h36 par AFP

Un soldat et 39 "terroristes" ont été tués lors d'une opération antijihadiste menée entre le 1er et le 10 décembre dans le Nord-Ouest du Burkina Faso, a annoncé vendredi l'armée burkinabè.

Lancée le 1er décembre, l'opération, baptisée "Feleho" ou "reprendre son bien" en langue locale bwamou, visait à "sécuriser la province des Banwa" dans la région de la Boucle du Mouhoun (Nord, frontalière du Mali), "en démantelant les bases terroristes qui s'y sont installées et en mettant hors de combat les terroristes", indique un communiqué de l'état-major des armées. "Les actions offensives terrestres, combinées aux frappes de l'aviation et de l'artillerie ont permis d'obtenir des résultats tactiques importants: des bases terroristes ont été détruites aux environs des localités de Dio, Dissankuy, Montiokuy, Bourasso, Sanekuy", selon l'état-major. L'armée détaille notamment deux affrontements avec des "groupes de terroristes". Le premier, le 2 décembre dans les environs de Bolomakoté dans le département de Bondokuy où "au moins 15 terroristes ont été neutralisés (tués, ndlr)", indique le communiqué. Le deuxième, le 7 décembre, où les soldats ont "tendu une embuscade à un groupe de terroristes en mouvement près de Ouarkoye", tuant 24 d'entre eux, selon le texte. "Côté ami, un soldat a malheureusement perdu la vie au tout début de l'opération. On enregistre également une douzaine de soldats blessés lors des incidents survenus", ajoute l'armée. La situation sécuritaire dans la Boucle du Mouhoun, particulièrement dans la province des Banwa, connaissait une dégradation depuis plusieurs mois. Selon l'état-major, l'incursion de plusieurs dizaines de terroristes dans la ville de Solenzo avait entraîné le départ d'une grande partie de l'administration publique et des populations ainsi que la destruction de plusieurs édifices publics. "Grâce aux actions des unités engagées, la quiétude revient progressivement au sein des populations même si la situation reste à être consolidée", assure l'armée. Depuis 2015, le Burkina Faso est régulièrement endeuillé par des attaques jihadistes qui ont fait des milliers de morts et contraint quelque deux millions de personnes à fuir leurs foyers. Ces attaques de groupes liés à l'Etat islamique et à Al-Qaïda visant militaires et civils se sont multipliées ces derniers mois, essentiellement dans le Nord et l'Est du pays. Le capitaine Ibrahim Traoré, président de transition issu d'un coup d'Etat militaire le 30 septembre --le deuxième en huit mois-- s'est donné pour objectif "la reconquête du territoire occupé par ces hordes de terroristes".