Une crise humanitaire sans précédent
Depuis le début du conflit au Soudan, opposant l’armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de 14 millions ont été déplacées, selon les chiffres cités par le HCR. En visite dans l’est du Tchad, Barham Saleh a notamment inspecté le camp d’Iridimi, qui abrite 49.000 réfugiés soudanais. « Plus de 1.000 jours de conflit ont causé une immense souffrance », a déclaré le Haut-commissaire, estimant que l’aide actuelle « est loin d’être suffisante ».
Des camps surchargés et des besoins énormes
Le HCR gère plusieurs camps dans la région, dont Farchana, créé en 2004 et accueillant aujourd’hui 56.000 réfugiés, et Adré, près de la frontière avec le Soudan, qui abrite 230.000 personnes. Les témoignages recueillis par M. Saleh sont frappants. Il a rencontré plusieurs femmes victimes de violences et de viols lors de leur fuite d’El Fasher, dans le Darfour, reprise par les FSR après 18 mois de siège.
Le nouveau Haut-Commissaire du HCR, Dr @BarhamSalih est en visite officielle au #Tchad. A son arrivée hier, il a rencontré les autorités tchadiennes et entame une visite de terrain à l’Est pour échanger avec les réfugiés fuyant le Soudan après plus de 1 000 jours de violences. pic.twitter.com/P3tQ0mo82s
— ONU Tchad (@OnuTchad) January 14, 2026
Le Tchad, un pays hôte sous pression
Malgré des ressources limitées, le Tchad n’a pas fermé ses frontières aux réfugiés soudanais, souligne le HCR. La ministre tchadienne de l’Action sociale, Zara Mahamat Issa, rappelle que « les besoins sont énormes, mais les ressources sont devenues très rares » et espère que M. Saleh pourra « porter notre voix auprès des bailleurs et de la communauté internationale pour que les fardeaux portés par le Tchad soient partagés ».
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Des appels à la communauté internationale
Le Haut-commissaire a dénoncé le silence de la communauté internationale face aux violences répétées au Soudan. Les coupes dans l’aide américaine et les réductions de financement de certains bailleurs aggravent la situation, mettant en péril la capacité du HCR à répondre aux besoins urgents des réfugiés. Barham Saleh, ancien président de l’Irak et premier exilé à diriger le HCR depuis sa création, appelle ainsi à une mobilisation accrue pour venir en aide aux millions de Soudanais contraints de fuir leur pays.
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