Burkina: au moins trois soldats tués dans une attaque près de la frontière ivoirienne

Par AFP

AFRICA RADIO

Au moins trois soldats burkinabè ont été tués et sept blessés lors d'une attaque contre une unité militaire dans le sud-ouest du pays, près de la frontière ivoirienne, a-t-on appris de sources de sécurité.

"Hier soir (lundi) aux environs de 21H00 (GMT et locales) des individus armés non identifiés ont attaqué une unité militaire de sécurisation dans la commune de Mangodara. Le bilan est de trois soldats tombés et sept blessés dont certains gravement", a indiqué à l'AFP une source sécuritaire. Une autre source de sécurité a confirmé ce bilan, expliquant qu"un soldat est décédé au cours de l'attaque et neuf blessés. Malheureusement, deux des blessés ont succombé, portant le bilan à trois morts". "Côté ennemi, les éléments ont neutralisé (tué, ndlr) six assaillants et des opérations de ratissage et de sécurisation se poursuivent dans la zone", a ajouté cette source. La région frontalière entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire est le théâtre d'attaques régulières de jihadistes présumés. Il y a une semaine, un gendarme avait été blessé et un assaillant tué dans une attaque près de Téhini, côté ivoirien. Le 11 octobre, deux soldats en patrouille avaient été tués dans l'explosion d'un engin artisanal à Farakorosso, côté burkinabè. Le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières de groupes jihadistes affiliés à l'Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, visant civils et militaires, dans plusieurs régions du pays. Les violences, parfois mêlées à des affrontements intercommunautaires, ont fait environ 2.000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leur foyer.