Burkina : sept policiers tués et cinq blessés lors d'une attaque dans le nord-est (officiel)

Par AFP

AFRICA RADIO

Sept policiers burkinabè ont été tués et cinq blessés vendredi lors d'une attaque à Alkoma, dans le nord-est du Burkina Faso, aux confins du Niger et du Mali, a annoncé la direction générale de la police dans un communiqué.

"Dans la matinée du vendredi 12 novembre, une équipe du groupement des compagnies républicaines de sécurité de Dori, en mission de sécurisation sur l'axe Dori-Essakane, a été la cible d'une attaque par des individus armés aux environs du pont d'Alkoma", dans la région du Sahel, écrit la direction de la communication de la police nationale. "À la suite de l'attaque, on déplore malheureusement la mort de sept policiers. Cinq autres ont été blessés et évacués au centre hospitalier régional de Dori, où il sont actuellement pris en charge", précise le texte. Des opérations de ratissage menées par les forces de défense et de sécurité sont en cours dans la zone, selon le directeur général de la police Jean Bosco Kienou qui a salué "la détermination des unités engagées sur le terrain de la lutte contre le terrorisme". La région de Dori abrite également le camp de Goudoubo dont les 13.000 réfugiés maliens qui y vivaient ont été contraints de fuir, après plusieurs attaques armées récentes, a-t-on appris vendredi auprès du Haut commissariat aux réfugiés (HCR). Le Burkina Faso fait face depuis 2015 à des attaques jihadistes régulières et meurtrières, en particulier dans les régions du nord et de l'est, dans la zone des "trois frontières", aux confins du Mali et du Niger, deux pays également confrontés aux opérations des jihadistes armés. Les violences, parfois mêlées à des affrontements intercommunautaires, ont fait environ 2.000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leur foyer. Mardi, l'opposition au Burkina Faso a exigé, des "mesures urgentes" face à la "dégradation de la situation sécuritaire" après la recrudescence de ces attaques jihadistes, menaçant de descendre dans la rue pour réclamer la "démission immédiate du chef de l'état".