Burkina: explosion d'une grenade dans une école coranique, quatre élèves blessés

Par AFP

AFRICA RADIO

Quatre élèves d'une école coranique de Ouagadougou ont été blessés, dont deux grièvement, mercredi par l'explosion d'une grenade dans des circonstances inconnues, a-t-on appris de sources sécuritaires et auprès d'un enseignant.

"Une grenade a explosé dans l'école franco-arabe Darou Kour An Hadis", située dans le secteur 38 de l'arrondissement 9 de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire.L'explosion est due à une "manipulation" et a fait "quatre élèves blessés dont deux graves qui ont été évacués vers un centre de santé", a déclaré la gendarmerie dans un bref communiqué.Selon un enseignant de l'école, Tidiane Ouedraogo, l'explosion s'est produite après le début des cours à 08H00 (locales et GMT), dans la classe de CE1 mitoyenne de la sienne."Nous ne savons pas exactement ce qui s'est passé. Après constat on a dit que c'est une grenade. Mais on ne sait pas si elle était dans les mains des élèves ou si c'est quelqu'un qui l'a jeté dans la salle de classe", a déclaré M. Ouedraogo à l'AFP."C'est le premier incident du genre que nous enregistrons. Nous n'avons jamais enregistré de menaces contre l'école où des enseignants", a-t-il poursuivi.La classe où a eu lieu l'explosion compte près 60 élèves, dont la moyenne d'âge est de 12 ans, selon lui.L'école a été ouverte en 2012, et compte 320 élèves répartis dans les classes allant du CP1 à la cinquième. Elle délivre un enseignement mixte, avec trois jours de cours en arabe et trois jours en français, selon M. Ouedraogo.Cette école est située dans un quartier périphérique du nord de Ouagadougou, dans l'arrondissement 9, qui a accueilli de nombreux déplacés fuyant les exactions des groupes jihadistes dans le nord du Burkina.Selon des habitants, l'explosion a provoqué une panique dans le quartier."Après l'explosion, les gens ont dit que ce sont des terroristes qui sont dans une école et tout le monde fuyait la zone", a expliqué à l'AFP un habitant du quartier, préférant taire son identité.