Burkina : trois personnes tuées dans une attaque dans le Nord

Par AFP

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Au moins trois personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'une nouvelle attaque dans une commune du nord du Burkina Faso déjà visée il y a cinq jours, selon un élu local et une source sécuritaire.

"Le village de Wassakoré, dans la commune de Tin-Akoff, a été attaqué cette nuit par des individus armés. Trois personnes ont été tuées et des concessions ont été brûlées par ces terroristes", a déclaré à l'AFP un élu local. "Une autre personne est portée disparue", a souligné la même source, craignant "un bilan plus lourd".Une source sécuritaire a confirmé l'attaque sans préciser de bilan."Des éléments (soldats, ndlr) ont été déployés dans la zone pour sécuriser les populations" et des "opérations de ratissage sont également menées", a indiqué cette source, utilisant les éléments de langage classiques des autorités après une attaque. Dans la nuit du 8 au 9 mai, la même commune de Tin-Akoff avait déjà été le théâtre d'une attaque ayant fait trois morts.Face à la recrudescence des violences jihadistes qui ont occasionné plus de 17.000 nouveaux déplacés en dix jours, les forces armées du Burkina Faso ont lancé le 5 mai une opération antijihadiste dans les régions du Nord et du Sahel, frontalières du Mali.Dénommée Houné - "Dignité" en langue peule - cette opération, toujours en cours, qui "mobilise les unités conventionnelles et spéciales de l'Armée de terre, de l'Armée de l'air et de la gendarmerie nationale", a permis de "neutraliser" une vingtaine de jihadistes et de détruire quatre bases "terroristes", selon un bilan de l'état-major le 11 mai. Le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières de groupes jihadistes, dont le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS), affiliés respectivement à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et à l'organisation Etat islamique (EI).D'abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d'autres régions, notamment l'Est, faisant quelque 1.300 morts et contraignant un million de personnes à fuir leur foyer.