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Cameroun: six enfants "assassinés" par des "bandes armées sécessionnistes" (gouvernement)

25 octobre 2020 à 13h58 Par AFP
Six enfants de neuf à douze ans ont été "assassinés" samedi "par des bandes armées sécessionnistes", a affirmé le gouvernement camerounais au lendemain d'une attaque d'une école à Kumba, dans la région anglophone du sud-ouest du pays, en conflit depuis près de trois ans. Un bilan fourni par l'ONU faisait état samedi soir d'au moins huit enfants tués et douze autres blessés.Selon le gouvernement, l'attaque a fait treize blessés, dont sept graves. Dix d'entre eux, âgés de dix à quinze ans, ont été pris en charge après le drame par une équipe de Médecins sans Frontières (MSF) à l'hôpital général de Kumba."Un acte terroriste d'une cruauté et d'une barbarie insoutenables a été perpétré (...) par des bandes armées terroristes sécessionnistes, dans un établissement scolaire situé au quartier Fiango, Arrondissement de Kumba 2", a indiqué le ministre de la communication, René Emmanuel Sadi, dans un communiqué reçu dimanche par l'AFP.Samedi aux environs de 11H, "un groupe de près d'une dizaine de terroristes, munis d'armes de guerre et constitués en véritable commando, a fait irruption à bord de trois motocyclettes dans l'enceinte du complexe scolaire privé dénommé Mother Francisca International Bilingual Academy et a froidement ouvert le feu sur des élèves se trouvant dans les salles de classe", a poursuivi M.Sadi."L'objectif des sécessionnistes est de briser la dynamique observée dans la reprise des classes dans le cadre de la rentrée scolaire 2020/2021 dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et par là, de dissuader les parents d'envoyer leurs enfants à l'école", a-t-il également affirmé.Depuis près de trois ans, des groupes séparatistes et l'armée s'affrontent dans les deux régions camerounaises du nord-ouest et du sud-ouest, où vit l'essentiel de la minorité anglophone, dont une partie s'estime marginalisée par la majorité francophone du pays.Les combats au Cameroun anglophone, mais aussi les exactions et meurtres de civils par les deux camps, selon de nombreuses ONG, ont fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile.