Centrafrique : une "dizaine de morts" dans les affrontements de Birao (Touadéra)

5 septembre 2019 à 17h29 par AFP

AFRICA RADIO

Une dizaine de personnes ont été tuées depuis dimanche à Birao, dans l'extrême nord-est de la Centrafrique, dans des combats opposant deux groupes armés signataires de l'accord de paix conclu en février, a indiqué jeudi le président Faustin Archange Touadéra.

"Nous regrettons véritablement et nous condamnons la situation aujourd'hui qui semble tourner à un conflit communautaire", a-t-il déclaré dans une interwiew à l'AFP."En termes de bilan (...) on parle d'une dizaine de morts de part et d'autre de ces communautés", a-t-il ajouté, en précisant bien qu'il s'agissait d'une dizaine de victimes au total.Le dernier bilan, établi par l'ONU, faisait état de deux morts depuis le début des affrontements dimanche entre miliciens du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) et ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).Le président Touadéra a fait état de "dispositions avec la Minusca (force onusienne) pour que la région de Birao, la population soient sécurisée, pour empêcher que d'autres actes de violences puissent se commettre au niveau de la population civile"."Il y a des actions aussi au niveau de la médiation des dignitaires ou des autorités traditionnelles, des contacts qui sont pris pour apaiser la tension", a-t-il ajouté.Ces combats se sont poursuivis au moins jusqu'à mercredi, selon un communiqué du gouvernement qui a déploré des "milliers de personnes" déplacées par les violences, "un nombre croissant de blessés" et le "refus des protagonistes de revenir à la raison".La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka, qui a entraîné une contre-offensive des milices autoproclamées d'"autodéfense", les antibalaka.Le pays connaît une très relative accalmie depuis la signature d'un accord de paix le 6 février entre 14 mouvements rebelles et le gouvernement. La population est toutefois toujours victime de violences commises par les groupes armés qui contrôlent 70% du territoire.