Covid: l'Espagne continue avec AstraZeneca et est prête à employer Spoutnik s'il est homologué (Sanchez)

Par AFP

AFRICA RADIO

L'Espagne continuera à administrer le vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 à partir de 60 ans sur la foi du jugement de l'Agence européenne des médicaments, a dit vendredi à Dakar le chef du gouvernement Pedro Sanchez.

Elle utilisera le vaccin russe Spoutnik V s'il est homologué par les autorités sanitaires européennes, a-t-il déclaré par ailleurs, alors que l'Allemagne a annoncé jeudi vouloir discuter avec Moscou de possibles livraisons sans attendre le feu vert de l'UE."Nous allons poursuivre la vaccination avec AstraZeneca à partir de 60 ans", a dit M. Sanchez lors d'une conférence de presse conjointe avec le président sénégalais Macky Sall.Malgré des cas rares de caillots sanguins, l'Agence européenne des médicaments (EMA) "dit que l'on peut continuer à utiliser AstraZeneca, ils disent que le vaccin est sûr", a-t-il déclaré selon la traduction en français de ses propos."Quant aux personnes qui ont reçu la première dose, nous devons voir et écouter ce que (disent) la commission de la vaccination et la commision de santé", a-t-il ajouté. Les autorités françaises ont indiqué vendredi que les Français de moins de 55 ans ayant déjà été vaccinés avec une première dose d'AstraZeneca se verront proposer un vaccin différent pour la deuxième."Ce que nous devons faire, c'est écouter les scientifiques, écouter les experts, et notre décision sera prise en fonction de ce que disent les experts", a-t-il dit.Interrogé sur l'éventualité d'employer le Spoutnik V, il a noté qu'"aucun pays ne s'oppose au vaccin Souptnik, mais l'Union européenne a dit que les vaccins que nous allons fournir à nos citoyens en Europe doivent être homologués par l'Agence européenne du médicament"."Si Spoutnik est homologué par l'EMA, bien entendu nous pourrons inclure ce vaccin dans le portefeuille des vaccins (...) mais il faut que ce vaccin soit homologué, cela n'a pas encore été le cas", a-t-il dit.Le Sénégal administre lui aussi le vaccin AstraZeneca, ainsi que le chinois Sinopharm. Le président Sall a indiqué que les autorités sanitaires pratiquaient une "surveillance active". "Pour le moment rien ne justifie en ce qui nous concerne l'arrêt de l'administration d'AstraZeneca", a-t-il déclaré."Il est essentiel d'écouter les experts médicaux et de ne pas laisser la passion prendre le dessus", a-t-il dit. Il a indiqué que son pays cherchait à acquérir des doses de vaccin Spoutnik parmi d'autres, pour autant qu'ils répondent aux normes de sécurité.