Décès après une hospitalisation d’urgence
Claude Pivi, l’un des principaux condamnés dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009 en Guinée, est mort mardi dans un hôpital de Conakry, a annoncé le parquet général près la Cour d’appel de la capitale. Âgé d’une soixantaine d’années, l’ancien colonel avait été hospitalisé deux jours plus tôt à la suite de graves complications médicales. Selon le parquet, il souffrait notamment d’un diabète chronique, d’une hypertension artérielle et de la goutte, pathologies pour lesquelles il faisait l’objet d’un suivi médical durant sa détention. La « non-observance du traitement » aurait provoqué une hypoglycémie sévère le dimanche 4 janvier 2026, nécessitant son évacuation en urgence. Après deux jours de soins intensifs, il est décédé dans un « tableau de coma hypoglycémique ». Une autopsie a été ordonnée.
🔴 #Guinée | Décès en détention de Claude Pivi, condamné pour crimes contre l’humanité dans l’affaire du 28 septembre 2009. ⬇️ pic.twitter.com/1hrobRkXit
— Facely Konaté (@FacelyKonate1) January 6, 2026
Un acteur clé du régime de Moussa Dadis Camara
Ancien ministre chargé de la Sécurité sous la junte du capitaine Moussa Dadis Camara entre 2008 et 2010, Claude Pivi, surnommé « Coplan », exerçait une autorité directe sur la garde présidentielle. Il figurait parmi les hommes forts du régime militaire à l’époque des faits. Il avait été condamné par contumace en juillet 2024 à la réclusion criminelle à perpétuité pour crimes contre l’humanité, en raison de ses responsabilités dans la répression sanglante d’un rassemblement de l’opposition au stade du 28-Septembre, à Conakry.
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Le massacre du 28 septembre 2009
Le 28 septembre 2009, au moins 156 personnes avaient été tuées par balle, à l’arme blanche ou à la baïonnette, et des centaines d’autres blessées, selon une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU. Au moins 109 femmes avaient également été violées lors de cette répression, l’un des épisodes les plus traumatisants de l’histoire récente de la Guinée.
Une évasion spectaculaire suivie d’une arrestation
Claude Pivi s’était évadé de prison en novembre 2023 en même temps que Moussa Dadis Camara et deux autres codétenus, tous poursuivis dans le cadre du procès du massacre. Les fugitifs avaient été repris le jour même, à l’exception de Claude Pivi. Ce dernier avait finalement été arrêté au Liberia voisin, extradé vers la Guinée, puis incarcéré en septembre 2024 à la prison de Coyah, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Conakry.
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