Début du procès pour le meurtre du fils du président tchadien Idriss Deby

Par La rédaction

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NANTERRE (AFP) - (AFP)

Le procès des cinq hommes accusés d'avoir pris part à l'agression mortelle du fils du président tchadien Idriss Deby Itno, le 2 juillet 2007 à Courbevoie, s'est ouvert mardi matin devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine à Nanterre.

"Le président tchadien Idriss Deby Itno a prévu d'assister aux débats le 4 juillet", a affirmé à l'AFP l'avocat de la famille, Me Pierre Haïk.

Après le traditionnel tirage au sort des jurés et la lecture de l'ordonnance de mise en accustion, le président de la cour a décidé de débuter les débats par l'examen de la personnalité de la victime, "dont le mode de vie peut expliquer une partie des faits".

Le procès, qui devait débuter initialement jeudi dernier, avait été repoussé en raison de l'indisponibilité de l'avocat d'un des accusés, Me Eric Dupont-Moretti.

Le président de la cour d'assises, Jean-Pierre Getti, avait regretté une situation "très embarrassante", critiquant l'avocat qui se plaisait "à faire la pluie et le beau temps" dans cette affaire.

Le 2 juillet 2007, Brahim Deby, âgé de 27 ans, avait été découvert agonisant dans le parking de son immeuble à Courbevoie (Hauts-de-Seine), le corps recouvert de poudre d'extincteur.Après avoir reçu une décharge d'un pistolet à impulsions électriques Taser après une nuit d'ivresse et de drogue, il était mort asphyxié.

Quatre des hommes qui seront jugés à partir de mardi pendant plus d'une semaine sont accusés de l'avoir mortellement agressé pour le voler, sans avoir eu l'intention de le tuer.Le cinquième, poursuivi pour avoir fourni des renseignements sur ses habitudes, sera jugé pour complicité.

Selon les enquêteurs, l'organisateur présumé de l'attaque, un loueur de voitures en difficulté financière, avait recruté trois hommes pour monter son coup et avait, après un repérage des lieux, planifié d'agresser la victime, connue pour son riche train de vie, après une de ses folles sorties nocturnes.

Connu des services de police français, entre autres pour des affaires de stupéfiants, Brahim Deby avait été condamné en juin 2006 à six mois de prison avec sursis pour port d'arme et détention de drogue par le tribunal correctionnel de Paris.