France: absence d'intention terroriste confirmée après l'assassinat d'un responsable d'un centre de réfugiés

20 février 2021 à 10h37 par AFP

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Le parquet de Pau (sud-ouest de la France) a confirmé samedi l'absence de "toute intention terroriste", après qu'un Soudanais de 38 ans a tué au couteau vendredi dans cette ville un responsable d'un centre de réfugiés.

La garde à vue de l'homme a été prolongée samedi matin au terme des premières 24 heures et il sera présenté dimanche à un juge d'instruction "en vue d'une mise en examen (inculpation, ndlr) et d'un placement en détention provisoire" pour assassinat, a déclaré la procureure de Pau Cécile Gensac en conférence de presse.L'agresseur n'était "ni signalé ni fiché dans le cadre de la radicalisation violente, et les éléments recueillis permettent d'écarter toute intention terroriste", a souligné Mme Gensac, confirmant des premières informations vendredi de source policière.Le Soudanais, en France depuis 2015, ne bénéficiait plus depuis novembre 2020 d'autorisation de séjour à la suite de condamnations.Il a reconnu les faits et expliqué aux enquêteurs qu'il "nourrissait des reproches" à l'égard de la structure d'accueil de Pau, a ajouté la procureure. Il considérait "que sa situation n'a(vait) pas été correctement traitée".Il était venu pour "obtenir de la structure et donc de la victime un papier (...) afin de permettre son maintien sur le territoire national" et éviter de retourner au Soudan, selon Mme Gensac. Il était déjà venu "trois fois dans la semaine en cours" dans le centre, où il avait été pris en charge par le passé.Vendredi, vers 10H30, il s'était à nouveau présenté au centre d'accueil. Là, il est soupçonné d'avoir porté plusieurs coups de couteau --13 plaies ont été recensées-- à un chef de service du centre, avant d'être maîtrisé par des employés, puis interpellé sans opposer de résistance.La victime de 46 ans, père de deux enfants et travailleur social expérimenté qui était chef du pôle "asile" de la structure depuis six ans, est mort de ses blessures environ une heure après les coups portés, a indiqué la procureure.