France: aux Rencontres photo d'Arles, identité et genre à l'honneur

Par AFP

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Les Rencontres d'Arles, un des plus importants festivals de photographie au monde, font leur retour dimanche pour trois mois, après une année blanche, et vont mettre à l'honneur deux grandes thématiques de société: l'identité et le genre.

"Et si l'horizon n'est pas encore dégagé, si la lumière sera cet été encore tamisée" en raison du Covid-19, le nouveau directeur des Rencontres, l'Allemand Christoph Wiesner, venu de l'art contemporain, espère malgré tout que l'été arlésien "sera comme une constellation de lucioles", avait-il déclaré à l'AFP au printemps.Il y a 40 ans, l'Unesco reconnaissait les monuments d'Arles (sud de la France) comme "patrimoine mondial de l'humanité", et Christoph Wiesner a voulu recentrer l'édition 2021 des Rencontres sur ce patrimoine, avec moins d'expositions que d'habitude (une vingtaine) et de nouveaux lieux dans le centre-ville, comme le jardin d'été, ou la chapelle du muséon Arlaten.Toujours à l'écoute de la société, les Rencontres mettront à l'honneur les questions de genre et d'identité. A la Mécanique générale, plus de 50 artistes explorent la construction sociale des années 1960 à aujourd'hui de la masculinité, dans toutes ses contradictions ("Masculinités, la libération par la photographie").A l'espace Van Gogh, des artistes sud-américains, en majorité des femmes, se penchent sur le féminisme comme remise en cause du capitalisme mondialisé, dans un monde post-covid ("Puisqu'il fallait tout repenser, le pouvoir de l'art en période d'isolement").Exposition phare de la 52e édition, "The New Black Vanguard" s'interroge sur l'idée que le monde noir est homogène, autour d'artistes à la frontière entre photo d'art et photo de mode, de New York à Londres en passant par Lagos.Festival international, les Rencontres sont aussi une invitation au voyage, notamment avec le prix Louis Rodoerer. En lice, l'humour et les couleurs de Farah Al Qasimi, qui nous plonge dans la classe bourgeoise des Emirats arabes unis, ou encore Massao Mascaro, qui nous emmène sur les traces d'Ulysse autour de la Méditerranée, mer d'exil et de migrations.Christoph Wiesner a tenu aussi à "réinterpréter le programme de 2020", qui portait sur la photo comme outil de résistance. Parmi les expositions de cette édition "deux en un", huit photographes émergents qui ont documenté la révolution au Soudan en diffusant leurs clichés sur les réseaux sociaux.Pour garantir au mieux la sécurité sanitaire des festivaliers, les Rencontres recommandent d'anticiper sa venue en réservant des jours de visite dès l'achat des forfaits. Le festival est gratuit pour les Arlésiens, les jeunes de moins de 18 ans et les personnes à mobilité réduite notamment.Les Rencontres photos d'Arles, qui avaient accueilli près de 150.000 visiteurs en 2019, ont lieu du 4 juillet au 26 septembre.