À la toute fin de son discours du Nouvel An, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à marteler un message clair : « Aucune violence n’est tolérable dans la République, en particulier celle faite aux femmes. » Le chef de l’État a cité explicitement les féminicides et toutes les atteintes commises contre les personnes les plus vulnérables, dans un contexte de vive inquiétude au sein de la société sénégalaise.
Une réponse attendue face à l’alarme des ONG
Cette déclaration intervient alors que des organisations féministes et des acteurs de la société civile ont récemment interpellé les autorités. Selon une tribune publiée ces derniers jours, plus de 17 femmes ont été tuées depuis le début de l’année 2025 dans un cadre conjugal ou familial, un chiffre jugé largement sous-estimé.
Prévention, protection et sanctions promises
Le président Faye a assuré que l’État poursuivrait « sans relâche » la prévention, la protection des victimes et la « sanction implacable » des auteurs. Objectif affiché : garantir la dignité, la sécurité et la vie de toutes les femmes au Sénégal.
Vers une réforme du cadre juridique ?
Les signataires de la tribune réclament notamment une réforme du Code de la famille et la reconnaissance du féminicide dans le droit pénal. Ils dénoncent un phénomène systémique, trop souvent relégué à la sphère privée, et appellent à une réponse politique et judiciaire à la hauteur de l’urgence.
Revoir en vidéo le discours de de Nouvel An de Bassirou Diomaye Faye
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