Samedi 30 août, à Dakar, une foule compacte a bravé des pluies battantes pour réclamer justice. Les manifestants ont scandé « justice pour les martyrs », rappelant les victimes des répressions politiques qui ont marqué le Sénégal entre 2021 et 2024. Selon un collectif de journalistes et chercheurs, au moins 65 personnes ont perdu la vie, dont 51 par balles, en grande majorité des jeunes. Les nouvelles autorités avancent même un bilan plus lourd, dépassant les 80 morts.
Des slogans contre l’oubli et l’impunité
Drapés du vert-jaune-rouge national, certains brandissaient des pancartes affirmant « nous refusons le silence, nous refusons l’oubli ». Les familles des victimes et les organisations citoyennes exigent que les auteurs, commanditaires et complices de ces violences soient jugés, rejetant toute tentative d’amnistie.
Une promesse de justice encore attendue
Ce rassemblement survient quelques semaines après l’annonce d’une enquête par le ministère de la Justice. Mais la lenteur du processus nourrit la frustration des familles et d’une partie de la société civile. Le Conseil constitutionnel avait rappelé dès avril que ces crimes sont « imprescriptibles » et peuvent être poursuivis, malgré la loi d’amnistie votée en mars 2024, à la fin du mandat de Macky Sall.
Le traumatisme des violences passées
Entre 2021 et 2024, le Sénégal a été secoué par des manifestations massives, sévèrement réprimées. La présence d’hommes armés en civil, accusés par l’opposition d’être des nervis au service du pouvoir, a renforcé le sentiment de violence organisée. Ce passé douloureux continue de hanter le pays, et les manifestants de Dakar ont rappelé leur détermination à obtenir vérité et justice.
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