Larcher: "un symbole" de voir les troupes françaises défiler pour le 50 aire de l'indépendance gabonaise

Par La rédaction

LIBREVILLE (Gabon) (AFP)

Le président du Sénat français Gérard Larcher a estimé mardi à Libreville que voir des troupes françaises défiler à Brazzaville et Libreville lors des fêtes du cinquantenaire des indépendances du Congo et du Gabon était un "symbole" fort pour l'avenir.

"C'était l'occasion d'affirmer quelque chose de fort pour l'avenir.Cinquante ans après il y avait un symbole.Une histoire, ça s'assume.Quand nos troupes défilaient, c'était l'occasion d'affirmer haut et clair que nous avons des partenariats de défense, de coopération et des liens", a affirmé M. Larcher, qui était dimanche à Brazzaville pour le 15 août congolais et a assisté lundi et mardi aux fêtes au Gabon.

"Voir aussi défiler les anciens combattants avec le drapeau des pays indépendants mais aussi le drapeau français, il y a tout un symbole qui démontre qu'on peut assumer notre histoire et assumer le présent et l'avenir ensemble", a-t-il ajouté.

M. Larcher a évoqué les accords de partenariat de défense que la France renégocie avec ses anciennes colonies et notamment le Gabon, où la France conservera une base avec environ 1.000 hommes.

"Pour la première fois des accords de partenariat de défense vont venir devant le Parlement (...) à l'automne.Ce sera un travail en séance plénière suivi d'un vote.Une expression du Parlement sur le partenariat défense", a commenté M. Larcher.

"L'executif conduit la politique, mais le Parlement y est associé et donne son aval", s'est-il réjoui.

"S'il doit y avoir des clauses secrètes, le Parlement aura à les connaître dans le cadre des dispositifs de secret", a-t-il précisé.

M. Larcher qui s'est entretenu avec le président Ali Bongo a aussi été reçu par son homologue, la présidente du Sénat gabonais Rose Francine Rogombé, qui a assuré la transition à la mort du président Omar Bongo entre juin et octobre 2009.

"La présidente a assumé une période de transition assez remarquable, ce qui montre que deux chambres (Assemblée nationale et Sénat) c'est utile.Et, j'ai eu des témoignages ici du rôle et de la place d'une assemblée qui est capable à un certain moment de prendre de la distance par rapport aux pulsions politiques", a-t-il conclu.