Ngozi Okonjo Iweala, une «économiste en or »

20 avril 2012 à 10h50 par La rédaction

Ngozi Okonjo Iweala est aujourd'hui "la mémoire centrale" de l'économie nigériane. Née le 13 Juin 1954, cette économiste de grande renommée a bravé vents et marrées pour la présidentielle de la Banque Mondiale. Après son bref passage au ministère des Affaires étrangères de son pays, Ngozi Okonjo n'a pas lâché prise mais est restée toujours au service du Nigéria précisément dans le secteur de l'économie et des finances.Ngozi Okonzo Iweala est actuellement la ministre des finances de la République fédérale du Nigéria. Issue d'une famille royale, Okonzo Iweala était déjà prédisposée à la gouvernance de par son père, professeur Chukuka Kauno, roi de la famille �??'Umu Obi Obahai''. Avant de prendre les rênes du ministère des Finances au Nigéria, plusieurs étapes ont été franchies par la candidate déçue de la Banque Mondiale. En fait, Ngozi Okonjo Iweala est une ancienne étudiante de l'Université de Harvard. Elle va obtenir dans cette prestigieuse université son �??'magma cum laude'' (distinction honorifique) avec un AB en 1977 puis en 1981, à l'Université de Technologie du Massachusetts son doctorat dans le développement économique et régional. Ainsi après son doctorat, elle côtoie le milieu de la Banque Mondiale en occupant la fonction de secrétaire au niveau de la corporation. Quelques années plus tard, à cheval entre les Etats-Unis et le Nigéria, Ngozi Okonjo va interrompre à plusieurs reprises, ses missions à la Banque Mondiale pour se focaliser sur ses nouvelles fonctions de ministre des Finances.En Octobre 2005, l'ex-ministre des Affaires étrangères se retrouve à la tête d'une équipe nigériane ayant mis en �?uvre une série d'actions pour payer la dette extérieure du Nigéria. Il s'agit de la signature d'un accord avec un groupe de créanciers bilatéraux en vue de relever l'économie du Nigéria. Hormis cette action, elle va faire la promotion de la pratique, c'est-à-dire attribuer à chaque Etat une allocation mensuelle financière du gouvernement fédéral dans les journaux en plus de sa collaboration avec l'ONG �??'Global Consulting'' pour un sondage d'opinion en 2007.Ses actions posées dans le domaine financier nigérian et dans bien d'autres domaines lui donnent beaucoup d'assurance. C'est de là qu'est partie sa candidature à la présidence de la Banque Mondiale. Avec cette candidature, la ministre nigériane des Finances voulait apporter un changement dans le milieu de la Banque Mondiale dont le critère de sélection est basé sur le poids politique en lieu et place du mérite. « Vous savez, ce choix n'est pas vraiment basé sur le mérite (�?�) C'est un vote en fonction du poids politique (...) et pour cette raison, les Etats-Unis vont l'emporter », indique la vice présidente de la Banque Mondiale.La candidate malheureuse à la présidence de la banque mondiale se plaint du monopole des américains sur la Banque Mondiale et ce, depuis 1946 : « La présidence de la Banque Mondiale est monopolisée depuis 1946 par les Américains grâce à un arrangement tacite avec les Européens qui eux dirigent traditionnellement le Fonds monétaire international (FMI) ».Déçue certes par ce pas manqué vers la haute marche de la présidence de la Banque Mondiale, cette économiste n'abandonne pas pour autant et se sent toujours prête pour le développement de l'économie. Herika OURAGA