Niger: 141 morts, nouveau bilan des attaques du 21 mars

27 mars 2021 à 12h42 par AFP

AFRICA RADIO

Les attaques menées le 21 mars contre des villages de la région de Tahoua, au Niger, ont entraîné la mort de "141 personnes", a annoncé samedi le gouvernement nigérien, révisant le bilan à la hausse.


Un bilan précédent de ces attaques qui ont visé dans l'après-midi du 21 mars les localités d'Intezayane, Bakorat, Woursanat et plusieurs autres hameaux et campements situés dans le département de Tillia, à proximité de la frontière malienne, faisait état de 137 morts.Ces attaques sont les plus meurtrières commises au Niger ces dernières années par des jihadistes présumés. "Nous avons rencontré les populations qui ont été victimes de ces attaques barbares" au cours desquelles "des hommes, des femmes et aussi des enfants" ont été tués et qui "ont fait finalement 141 morts", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Alkache Alhada, qui s'est rendu vendredi à Bakorat, une des localités attaquées."Aujourd'hui, ces attaques, avec la tournure qu'elles sont en train de prendre, portent un gros risque de conflits entre les différentes communautés qui partagent cet espace", a-t-il affirmé à la télévision publique. Dans un communiqué, l'Unicef précise que "vingt-deux enfants âgés de 5 à 17 ans ont été tués et plusieurs autres ont été blessés ou séparés de leur famille". "Tuer et blesser des enfants est une grave violation des droits humains", rappelle le Fonds des Nations unies pour l'enfance qui "exhorte toutes les parties à protéger les enfants et à les mettre hors de danger".Mercredi, au moins treize personnes ont été tuées, selon les autorités locales, au cours d'attaques contre trois villages de la région de Tillabéri, plus à l'ouest, également limitrophe du Mali.La région de Tillabéri est située dans la zone dite "des trois frontières", aux confins du Niger, du Mali et du Burkina Faso, régulièrement frappée par des jihadistes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ou au groupe Etat islamique (EI).Le 15 mars, des jihadistes présumés y avaient également mené plusieurs attaques contre des véhicules qui rentraient du grand marché hebdomadaire de Banibangou. Ils avaient également pris pour cible un village, massacrant des habitants et incendiant des véhicules et des greniers à céréales. Au total 66 personnes avaient été tuées.