Nigeria: premier déplacement en Afrique de la présidente du FMI

Par La rédaction

ABUJA (AFP) - (AFP)

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a rencontré lundi à Abuja le président nigérian Goodluck Jonathan lors de sa première visite en Afrique en tant que chef du FMI, une visite axée sur les retombées de la crise financière européenne.

Mme Lagarde s'est entretenue avec le chef de l'Etat après avoir rencontré la ministre des Finances Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne directrice de la Banque mondiale et d'autres responsables économiques.

"La directrice générale du FMI est ici", avait annoncé un responsable du FMI, "elle s'entretient avec un groupe de responsables économiques".

Mme Lagarde ne s'est pas adressée immédiatement à la presse à Abuja mais avant d'entreprendre son voyage, elle avait déclaré dans une vidéo du FMI: "Je vais en Afrique écouter et me rendre compte de ce que les pays d'Afrique, les gouvernements d'Afrique et les Africains souhaitent, car c'est une région qui connaît à la fois d'énormes défis et de fantastiques opportunités".

"Et si nous pouvons aider d'une quelconque manière en fournissant une assistance technique, en offrant des conseils politiques, en utilisant nos meilleurs cerveaux, et pour crédibiliser les réformes que certains gouvernements ont annoncé et entreprennent, ce sera tant mieux", avait-elle énoncé.

La directrice du FMI est attendue mardi dans la capitale économique Lagos pour participer à un forum sur l'avenir de Afrique avant de partir pour le Niger voisin.

Le Nigeria, pays le plus peuplé du continent et premier producteur de pétrole, a été longtemps miné par la corruption et la mauvaise gestion.

Le pays cherche à mettre en place des réformes, dont une mesure très controversée de hausse du prix des carburants, qui permettrait d'investir davantage dans des infrastructures en très mauvais état.

Le grave problème du chômage des jeunes en Afrique ainsi que les retombées de la crise de la dette européenne seront au centre du voyage de Mme Lagarde.

De nombreuses nations africaines dépendent des investissements et des échanges européens.