Nigeria: retour "à la normale" à l'usine du groupe Lafarge après un raid de Boko Haram

Par La rédaction

Paris (AFP)

"Tout est retourné à la normale" dans la cimenterie du groupe Lafarge au Nigeria, où avaient pénétré mardi des membres présumés du groupe islamiste armé Boko Haram, quelques semaines après l'attaque d'un site de Lafarge par des jihadistes en Syrie, selon Le PDG Bruno Lafont.

"L'usine a été la cible d'une intrusion par des personnes qui étaient étrangères à la cimenterie.Il n'y a pas eu de blessé.Il n'y a pas de dégâts dans l'usine", a affirmé mercredi le patron du groupe, lors d'une conférence téléphonique, à l'occasion de la présentation des résultats trimestriels du cimentier.

"Ce matin la situation est toujours calme et tout est retourné à la normale", a ajouté M. Lafont, précisant que les auteurs de "l'intrusion" avaient quitté l'usine. 

D'après des sources du groupe consultées par l'AFP, la cimenterie "tourne normalement".Elle emploie environ 500 personnes, selon les mêmes sources. 

Des membres présumés du groupe islamiste armé Boko Haram ont attaqué mardi une ville du nord-est du Nigeria puis ont pénétré dans l'usine du groupe français Lafarge à Ashaka.

A la fin septembre, une autre cimenterie de Lafarge, située en Syrie, avait également été la cible d'une attaque d'islamistes présumés. 

Des jihadistes de l'Etat islamique (EI) avaient attaqué et partiellement brûlé cette cimenterie, située à 150 kilomètres au nord-est d'Alep.Le groupe français avait évacué le site une semaine auparavant.

Cette usine d'une capacité annuelle de 2,6 millions de tonnes de ciment représente l'un des investissements étrangers les plus importants jamais consentis en Syrie en dehors du secteur pétrolier.Au moment de son lancement, le projet avait été chiffré à 600 millions d'euros.