RDC: Tshisekedi appelle au calme au sein de la coalition au pouvoir

16 juillet 2020 à 16h34 par AFP

AFRICA RADIO

Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a lancé jeudi un appel "au calme et au rassemblement" au sein de la coalition au pouvoir à Kinshasa.

"La démarche du président que je suis est celle d'appeler toujours au calme et au rassemblement (...). Nous n'allons pas vers une rupture de la coalition", a déclaré le président Tshisekedi lors d'une conférence de presse à Brazzaville où il a effectué une brève visite.Il était interrogé par un correspondant de l'AFP sur les tensions qui agitent la coalition au pouvoir à Kinshasa.Ce gouvernement regroupe des membres de Cap pour le changement (Cach, pro-Tshisekedi) et du Front commun pour le Congo (FCC, fidèle à l'ancien président Joseph Kabila)."D'ailleurs en ce moment il y a des délégués des deux camps qui se voient et qui discutent", a-t-il ajouwté. "Donc nous allons finir par trouver une solution".Les partisans de MM. Tshisekedi et Kabila s'affrontent sur une réforme de la magistrature, et sur la désignation d'un nouveau président de la Commission électorale.M. Tshisekedi a également évoqué le conflit frontalier entre son pays et la Zambie."Nous n'avons jamais compris l'attitude de la Zambie avec qui nous avons eu d'ailleurs plusieurs explications", a affirmé le président Tshisekedi.Au Tanganyika, à l'extrême sud-est de la RDC, l'armée congolaise a été placée en "état d'alerte" face aux forces zambiennes accusées d'occuper quelques villages."On va dire que la situation est calme en attendant que la SADC (Communauté des Etats de l'Afrique australe) nous aide à retracer les frontières qui datent de l'époque coloniale et à nous débarrasser définitivement de ce problème", a-t-il ajouté.Médiateur régional, le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso accompagne les deux pays "par ses conseils" et "ses appels à la retenue", a ajouté M. Tshisekedi après sa rencontre avec son homologue.Les deux Chefs d'Etat ont en outre abordé la pandémie du Covid-19, appelant "au renforcement de la solidarité internationale" et insistant sur la nécessité "qu'un futur vaccin contre le nouveau coronavirus soit un bien public mondial", selon le communiqué final de leur rencontre.